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17 Mai : Journée internationale contre l’homophobie

Homophobie : apparu dans les années 1970, ce terme désigne les manifestations de mépris et de haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles. Rejet de la différence. Discrimination. L’homophobie peut se manifester à travers des violences physiques – bousculades, voire viol ou même meurtre – ou se traduire par des réactions de rejet et d’exclusion : injures verbales ou écrites, moqueries, humiliations, harcèlement.

En ce début de XXIe siècle, des lois ont enfin commencé à surgir, notamment en Europe, afin de faire valoir les droits des personnes LGBT – lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. C’est le cas du mariage pour tous qui a commencé à être adopté aux Pays-Bas en 2001. Malgré cela, Aujourd’hui, seuls 16 pays en Europe l’ont adopté dont le Portugal en 2010 et la France en 2013. Le dernier en date : l’Autriche, en 2017. Néanmoins, 6 pays de l’Union européenne ne reconnaissent aujourd’hui aucune forme d’union pour les couples homosexuels, ni union civile ni mariage. Quatre l’ont même interdit dans leurs textes constitutionnels : la Lituanie, la Lettonie, la Pologne et la Bulgarie.

Soulignons néanmoins l’amorce de la simplification du changement de l’état civil pour les personnes transgenres, au Portugal. Le 13 avril 2018, les députés portugais ont ainsi adopté une loi facilitant le changement de genre et de prénom à l’état civil pour les personnes trans âgées de plus de 16 ans, sans avoir recours aux médecins. On assiste donc à une évolution positive quant à la reconnaissance des droits des personnes LGBT. Mais un long chemin reste encore à faire et n’oublions pas que face à ces évolutions, de grandes discriminations persistent encore. Par exemple, des thérapies de « conversion » sont encore pratiquées dans beaucoup de pays même si le Parlement européen vient de condamner début mars ces méthodes ou traitements censés « guérir » les personnes lesbiennes, gays, bis ou trans. Seuls le Royaume-Uni, Malte et certaines régions autonomes d’Espagne ont interdit ces pratiques à ce jour.

La journée internationale contre l’homophobie vise à alerter des actes et des propos que subissent au quotidien les personnes LGBT. A cet effet, SOS Homophobie a publié l’année dernière un rapport sur l’homophobie en France dénonçant une augmentation du nombre de victimes de discrimination homophobe (hausse de 19,5% en 2016). 1 575 témoignages ont été recueillis. Internet demeure la source principale des propos homophobes (22,5%) et les discriminations ont tendance à augmenter dans la sphère privée (15% provenant de la famille et de l’entourage proche) et publique (12% des témoignages se sont passés au travail). Concernant le profil des victimes, un tiers ont entre 25 et 50 ans, 9% sont mineurs, la moitié des victimes n’ayant pas communiqué leur âge. Les chiffres qui ressortent de ce rapport sont alarmants : les insultes sont très fréquentes dans les lieux publics (66%) mais également dans le milieu scolaire (64%). Les manifestations de rejet et d’ignorance sont en hausse que ce soit dans un contexte familial ou professionnel. De même, les situations de discriminations dans les lieux publics ne cessent d’augmenter. A noter également que les cas d’agression physique, de menaces et de chantage restent trop élevés (14%). Il y a aujourd’hui en moyenne une agression tous les trois jours en France, un seuil qui n’a jamais diminué depuis 10 ans. Un quart des victimes a moins de 25 ans.

Il est désormais plus que temps de vivre dans une société ouverte et inclusive dans laquelle les droits et libertés de chacun et chacune sont reconnus, indépendamment de son orientation sexuelle ou de son identité de genre, indépendamment de sa différence. Évitons les préjugés, valorisons les différences !

www.sos-homophobie.org

Astrid Cerqueira & Joao Lisboa