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Le Brésil s’enfonce dans la récession

crédit photo : Felipe Rau / Estadao Conteudo

La baisse des cours des matières premières et les scandales qui secouent le pays ont fait plonger la première économie d’Amérique latine.

Le PIB du Brésil a diminué de 3,6 % en 2016, après avoir déjà baissé de 3,8 % en 2015, a annoncé, le 7 mars, l’Institut brésilien de géographie et de statistiques. “Cet organisme ne mesure lePIB que depuis 1948, mais le ministre des Finances, Henrique Meirelles, a déclaré que la récession dont souffre le pays depuis deux ans était la pire de toute son histoire”, rapporte The Wall Street Journal.

L’économie brésilienne, qui avait connu un taux de croissance record de 7,6 % en 2010, a été affaiblie par la baisse des cours des matières premières (produits agricoles et pétroliers) mais aussi par la crise politique qui secoue le pays.

Jugée coupable d’avoir caché le déficit de l’État, la présidente Dilma Rousseff a été destituée le 31 août 2016. Mais son successeur non élu, Michel Temer, est à son tour dans la tourmente. Il est mis en cause par d’anciens cadres du groupe de BTPOdebrecht, dans l’enquête sur scandale de corruption impliquant la plus grande entreprise du pays, le groupe pétrolier Petrobras. M.Temer aurait demandé à Odebrecht quelque 10 millions de reais (3 millions d’euros) pour la campagne de son parti (PMDB).

Dans ce contexte troublé, les entreprises brésiliennes rechignent à investir, “tandis que la hausse du chômage [le taux s’établit à 12,6 %] a poussé les consommateurs à restreindre leurs dépenses”, poursuit le quotidien américain.

Dans l’espoir d’assainir les finances de l’État, Michel Temer a annoncé le gel des dépenses publiques pendant vingt ans et prépare une réforme du système des retraites très impopulaire.

Selon le Wall Street Journal, le pire est peut-être passé, et le Brésil pourrait sortir de la récession cette année, affichant une modeste croissance de 0,5 %. En un an, la hausse des prix est passée de 10,7 % à 5,35 %, ce qui a permis à la banque centrale de baisser ses taux d’intérêt. Selon la note d’un économiste de la banque Goldman Sachs citée par le quotidien américain :

“Le ralentissement de l’inflation, la baisse du coût du crédit et les abondantes récoltes attendues cette année devraient contribuer à stimuler la croissance.”

C’est la bible des milieux d’affaires. Mais à manier avec précaution : d’un côté, des enquêtes et reportages de grande qualité ; de l’autre, des pages éditoriales tellement partisanes qu’elles tombent trop souvent dans la mauvaise foi la plus flagrante.
Récompensé par 36 prix Pulitzer, The WSJ est surtout apprécié pour ses analyses des marchés financiers et son suivi des tendances du management et des affaires. Depuis son rachat, en juillet 2007, par le groupe News Corp. de Rupert Murdoch, le quotidien a toutefois évolué vers une formule plus généraliste. Le but : rivaliser avecThe New York Times. Désormais, plus de place est accordée aux informations internationales et à la politique. Le sport et la culture montent également en puissance. Enfin, un luxueux supplément sur l’art de vivre, baptisé WSJ Magazine, a vu le jour en septembre 2008. Il accompagne 11 fois par an l’édition du week-end.
Installée dans le quartier financier de New York depuis sa création, en 1889, la rédaction y est restée malgré les dégâts causés par les attentats du 11 septembre 2001 et un exil de quelques mois dans le New Jersey. Mais, en 2008, elle a fini par quitter Wall Street pour s’installer un peu plus au nord, à Midtown, dans les locaux de News Corp.
La version électronique du journal se décline en 9 sites proposés en 6 langues (anglais, chinois, coréen, espagnol, japonais et portugais). Elle est alimentée par 1 800 journalistes répartis dans une cinquantaine de pays. Chaque jour, près d’un millier d’articles, pour la plupart payants, sont mis en ligne. Avec 753 000 abonnés et 36 millions de visiteurs par mois, c’est le plus grand site d’information économique et financière payant sur le web.

Source : courrierinternational.com

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