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Tribune : Entre les Totaly Spies et le premier mois de cours

Alors que j’étais en train de mourir d’ennuie en faisait un test pour savoir quelle Totaly Spies j’étais, je me suis aperçu que les cours avait repris depuis un mois.Malheureusement la fin du test m’a plus surpris que cette pensée : je ne suis pas une Totale Spies, je serais une Mandy

Pour tous les lectures qui ne savent pas qui est Mandy. Il s’agit d’une peste riche et prétentieuse qui a pour objectif principal dans la vie de pourrir la vie des trois espionnes du Woohp – Sam, Alex et Clover (World Organisation of Human Protection), l’organisation fictive de la série animée. Le test m’a décrit comme une “personne qui a du mal à s’entendre avec certaines personnes. Jolie et populaire, elle est une vipère près à mordre pour se protéger”.

Croisons le premier mois de cours et ces affirmations frauduleuses sur ma personnalité.

Commençons par la première phrase qui se termine par “du mal à s’entendre avec certaines personnes”. Malheureusement il est impossible de réfuter cette argument. Ce mois n’a fait qu’amplifier ma haine envers certaines personnes. Alors que je suis de retour à la Résidence Universidade après avoir vécu temporairement dans une République – autre histoire tragique – je me rends compte qu’il est insupportable d’écouter certains discours proliférés par les habitants. En pleine période électorale, chaque personne a son petit commentaire à faire. Il est difficile d’éviter alors les discours du grand favoris : Jair Bolsanaro. Discours basé sur la haine et le rejet de l’héritage portugais. les explications pour les problèmes des Brésiliens : les mouvements féministes ou les Lobbys Gay qui détruisent l’union du pays. Est-ce possible de s’entendre avec des personnes de ce type ? Cette question reste existentielle à mes yeux et pour le moment, je répondrai que non. Donc oui je ne m’entends avec tout le monde !

La deuxième phrase porte sur la beauté et la popularité. Cette dernière est loin d’être présente dans ma vie à Florianopolis. Le contacte avec les Brésiliens est compliqué. De nature timide lorsque je ne connais pas la personne, il est difficile pour moi d’aller vers l’autre. Cela fait que mon cercle d’amis est réduit et souvent d’un même monde.

Preuve de ma timidité, ma classe ne vient de remarquer que je suis Français, cela au bout de trois semaines de cours. Même après avoir établi un contact, il est difficile d’aller au-delà de la fameuse discussion “Tu es français ? Tu viens d’où ? Pourquoi le Brésil ?” qui se termine par un silence gênant. Même si j’ai reçu à me faire un groupe d’ami, le terme populaire est loins de me décrire.

Au niveau de la beauté, il est difficile de se juger beau soit même. Comme beaucoup de personnes de ma génération qui sont abreuvés toutes les secondes par des milliers de photos sur Instagram de corps parfaits, il est difficile de se sentir beau. Je me sens bien avec moi-même et sur cela j’ai fait de grands progrès. Arriver au Brésil avec une phobie de montrer mon corp, je vais maintenant en cours en short et vais à des fêtes torse-nu sans me préoccuper de l’avis des autres. Je ne suis donc peut-être pas joli mais je suis au moins en paix avec mon corps, ce qui est déjà une victoire.

La dernière phrase porte sur le fait que je serais une vipère ! Sans doute l’écoute en continue de “Réputation” de Taylor Swift m’a transformé peu à peu, tel un serpent près à mordre ou cracher son venin sur la première personne venue. Mon animal totem est pourtant la loutre… Je me suis donc sans doute trompé de chemin dès mon enfance en me dirigeant vers le mauvais animal. Il est vrai que le serpent à beaucoup à m’apprendre : être plus calme, avoir le sang plus froid et briller à la lumière comme une star grâce à ma peau qui s’illumine au soleil.

Il est donc temps pour moi que je ne suis pas Clover ni Sam ni Alex. Je suis cette méchante Mandy en puissance. Bientôt je serais beau, populaire et une vipère près mordre. À moi la gloire !

 

Daniel Martins
CAPMag 276

 

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