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Portraits futés – Adrien Martins

Racontez-nous un peu de votre parcours jusqu’à maintenant. Quand et comment avez-vous découvert cette passion?

J’ai toujours aimé bouger et exprimer mes émotions par le mouvement. Les fêtes de village à Matacães (Torres Vedras) étaient pour moi un terrain de jeu où hommes et femmes se laissaient prêter au jeu de la danse en commun.

C’est à 6 ans que j’ai décidé de commencer réellement avec la danse classique, ayant vu ma grande sœur dans un spectacle et un autre garçon sur scène, je me suis dit que je pouvais aussi en faire.

J’ai participé à de nombreux concours et de compétitions nationales et internationales, en suivant une scolarité adaptée. C’est allé très vite et grâce au soutien de mes proches j’ai pu aller à l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris durant un an, puis le Conservatoire National Supérieur de Danse et de Musique de Paris, jusqu’à mes 19 ans.

Parallèlement, j’ai toujours développé des projets avec ma sœur. De nos défilés dansés plus jeunes dans le hangar notre village au Portugal aux projets plus sérieux plus tard mêlant danse et architecture, j’ai collaboré très jeune avec elle et continue aujourd’hui.

J’ai toujours voulu rendre ma danse plus versatile, d’où l’envie de me diriger vers la danse contemporaine. Le bac en poche je suis allé travailler à Barcelone durant 2 ans dans la compagnie de danse IT DANSA, où j’ai pu découvrir des chorégraphes internationaux comme Sidi Larbi Cherkaoui, Ohad Naharin, Alexander Ekman et d’autres.

J’ai continué en Hollande durant un an avec la compagnie Project Sally.

J’ai eu la chance d’intégrer le Centre Chorégraphique de Rilleux la Pape en tant que danseur permanent, dirigé par le chorégraphe Yuval Pick en 2015. Nous allons d’ailleurs présenter notre prochaine création Acta est fabula du 9 au 12 janvier au Théâtre National de Chaillot.

 

Quel est votre rapport à la langue portugaise? Est-ce que vous vous considérez Lusodescendant et comment cela fait partie de votre vie?

Mes parents m’ont parlé en Français et en Portugais ce qui m’a permis d’apprendre les deux langues. Je me souviens encore de l’utilisation de la langue portugaise quand ma chambre était en bordel ou pour les bêtises faites enfant : « Adriano Martins ! O teu quarto !! » .

Grâce à mes langues maternelles, j’ai pu apprendre l’espagnol et l’anglais facilement.

Je m’en rends compte de plus en plus, ma “lusodescendance” est incontestablement une force, elle m’ouvre vers mon passé mais aussi mon futur, au-delà des territoires. Elle se marie avec mes choix de vie et ma passion qu’est la danse et le domaine de l’art et de la création. Même étant loin du pays de mes grands-parents je le fais vivre par la danse et trouve la source de mon énergie dans la conscience de ma bipolarité portugaise / française.

 

Voulez-vous laisser un message à nos lecteurs ?

Le message que je laisserai aux lecteurs serait d’assumer pleinement ses choix et ses désirs au-delà des apparences et des modes.

Vidéos du travail du Centre Chorégraphique de Rilleux la Pape :

 

Florence Oliveira