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Rallye du Portugal : Astier, jamais deux sans trois

Raphaël Astier avec son copilote Fred Vauclare - Le DL/J-F. LACROIX

L’Ardéchois Raphaël Astier, vainqueur de la catégorie WRC3 au Monte Carlo et au Tour de Corse, aborde son premier rallye sur terre en position de leader, avec une confiance renforcée et une troisième victoire dans le viseur.

 Avoir l’oreille attentive de l’Alésien Romain Dumas et bénéficier de ses conseils, voilà un atout précieux pour l’Ardéchois Raphaël Astier. Ce dernier, qui a déjà roulé par le passé (Var, Lyon-Charbonnières, Pikes Peak) avec la structure RD Limited, a écouté le double lauréat des 24 Heures du Mans (2010 et 2016), pour monter un projet en championnat du monde.

C’est par le biais du Mondial WRC3 que Raphaël Astier, 26 ans, veut se faire repérer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a parfaitement lancé sa saison. Pourtant, tout était nouveau voilà quelques mois : découverte de la Peugeot 208 et de l’équipe – ardéchoise – CHL Sport Auto, mais aussi du Monte Carlo et des épreuves spéciales bien plus longues.

Impérial en Corse

Mais Astier, vainqueur de la finale de la Coupe de France 2016 au volant d’une puissante Porsche, a su la jouer modeste pour rapidement cerner les limites de sa monture lors d’essais menés début janvier dans le col de Mens. Dans la foulée, il brillait sur les hauteurs de Gap, dans le Champsaur puis lors de la descente vers Monaco pour rejoindre la Principauté en vainqueur du WRC3. Un baptême du feu parfait malgré des conditions compliquées. Début avril lors du 60e Tour de Corse, le pilote du Teil remettait le couvert pour signer sa seconde victoire : « Ce n’était pas si évident que ça car il fallait faire attention où mettre les roues après le passage des WRC. On n’a pas eu de souci mécanique, c’était le top. »

Bien installé dans son fauteuil de leader (32 points d’avance sur Panzani et Solans), Astier doit maintenant confirmer pour ses débuts sur terre, cette semaine au Portugal. Là encore une bonne séance de mise au point, avec le coup de pouce de l’Isérois du Team CHL Yoann Bonato, lui a permis de trouver quelques repères pour aborder l’étape lusitanienne en confiance.

« On va découvrir le pays et la surface »

« On va découvrir le pays et la surface. Ça s’annonce sympa. Durant les essais, j’ai eu beaucoup de bonnes sensations et j’ai pris du plaisir. Ça glisse, comme sur la neige, et j’aime bien ça même si ce n’est pas simple à gérer au début. Je vais essayer d’en profiter car il y a un an je ne pensais pas du tout me retrouver là », glisse Raphaël Astier, définitivement un des espoirs de la région qui monte en flèche. Sa cote pourrait encore se renforcer dimanche, si un nouveau résultat probant est au rendez-vous.

 

Par Gauthier CASTALDI
Source : ledauphine.com