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Sumol Summer Fest 2018 : Journal de bord

Le weekend dernier pendant que la Campagne de sécurité routière de Cap Magellan Sécur’Été était lancée, deux bénévoles ont passé un moment magique au festival organisé par Sumol à Ericeira. Retour sur cette expérience.

Le 6 et 7 juillet, Ericeira a accueilli une nouvelle fois le festival Sumol Summer Fest. Des artistes internationaux et portugais y ont livré des performances inoubliables pour le plus grand plaisir de tous les amoureux de musique qui s’étaient donnés rendez vous au bord de la plage.

Deux jours après la fin du festival (et surtout, après une nuit COMPLÈTE de sommeil) il est maintenant temps de faire un point sur cet évènement incontournable du début de l’été au Portugal.

 
Vendredi 6 juillet

C’est à l’aéroport d’Orly que nous nous sommes donnés rendez vous avec Joao pour prendre la direction de Lisbonne où nous attendait déjà une personne du festival pour le transfert jusqu’à Ericeira. Après un rapide trajet en avion (bien plus rapide que les 15h-16h de route en voiture que font certains portugais tous les étés pour rejoindre leur pays adoré), nous avons été accueillis par Mafalda. Mafalda, c’est la jeune femme qui nous a accompagné pendant tout notre séjour là bas, une vrai perle que nous ne pourrons jamais assez remercier pour sa gentillesse et disponibilité. Quarante minutes de voiture et plusieurs canettes de Sumol plus tard nous arrivions à Ericeira où le festival avait commencé un peu plus tôt. Les jeunes festivaliers dansaient déjà sur les morceaux de Fresh P (dj set), Dois Brancos & Um Preto et Cupcake Mafia qui avaient la lourde tâche d’ouvrir les festivités en beauté.

Après un rapide passage par notre Teepee dans lequel nous avons logé pendant les 2 jours du festival pour déposer nos valises et prendre une petite veste pour survivre au vent frais de la fin de journée, nous avons fait nos premiers pas dans le festival juste à temps pour le concert de April Ivy. La chanteuse portugaise était la première à passer sur la grande scène du Sumol Summer Fest mais malgré cette pression elle a su déchainer la foule qui dansait sur ses reprises et titres connus tels que « Be Ok ».

Après une ovation méritée April Ivy a laissé sa place à Wet Bed Gang, groupe portugais très attendu de ce premier jour de festival. En effet malgré la présence de French Montana pour la clôture du premier soir, on sentait que les jeunes présents attendaient avec impatience les hommes du groupe. La clameur et applaudissements qui résonnaient dans le parc du festival donnaient la chair de poule.

Il semblait plus que difficile de passer après le groupe qui repartait avec le coeur léger devant un accueil aussi passionné des fans, cependant le Sumol Clash qui opposait le Portugal au Brésil a su être à la hauteur des attentes. Les portugais représentés par Gson, Papillon, Holy Hood, Sir Scratch et DJ Big sont arrivés avec une énergie si positive que le public a été immédiatement séduit. Face à eux, le collectif brésilien composé de Rincon Sapiência, Rashid, Drik, Barbosa, Kamau et DJ Nyack a combattu jusqu’à la fin pour s’imposer. Le résultat revenait au public et au vu des applaudissements et des cris de joie, le Portugal semble s’être imposé, ou tout du moins c’est notre sentiment.

Finalement c’est French Montana qui est monté sur scène pour conclure la soirée. Si tout le monde attendait avec impatience qu’il interprète ses succès tels que « Unforgettable », le musicien a enchainé les reprises pour « déchainer » le public qui pour toute réponse ne pouvait que danser et s’amuser au rythme de la musique. La fête s'est ainsi terminée en beauté le premier jour du Sumol Summer Fest.  


 
Samedi 7 juillet

Après un couché assez tardif le vendredi, le réveil le samedi promettait d’être assez difficile. Toutefois après un café et une promenade sur la plage pour profiter de la brise du matin, nous étions plus que prêts à rejoindre Mafalda venue nous chercher pour une activité organisée par Sumol. Sur place nous avons pu compter sur la présence de Ana Barros, représentante de la marque pour nous guider. Au programme brunch sur la plage et cours de Surf, une première pour nous. Après quelques plongeons dans l’océan et quelques heures passées au soleil il était néanmoins l’heure de revenir au Camping pour nous changer.

Nous abandonnions alors les planches de surf pour rejoindre le skatepark situé près de la scène « Quiksilver Boardriders » où Sensi (dj set), Mike Lyte et Projecto Bug s’occupaient de réchauffer l’atmosphère de cette fin d’après midi. Ainsi tandis que certains profitaient du soleil et de la musique en se prélassant sur l’herbe, d’autres préféraient enchainer les figures sur leur skate au rythme de la musique. Cette ambiance décontractée de la fin de l’après midi était parfaite pour se remettre de nos émotions après la séance de surf, et pour nous préparer à ce qui nous attendait le soir même.

Laissant les skateurs à leurs figures, nous sommes revenus près de la scène Sumol devant laquelle les personnes étaient déjà assises pour réserver leur place. Cette excitation et ardeur que l’on ressentait dans la foule promettait une soirée exceptionnelle pour ce dernier jour de festival. C’est avec impatience que nous avons attendu le début des concerts en regardant sur les écrans géants le début du match Russie-Croatie qui était diffusé sur les écrans situés de part et d’autre de la scène.
La tension était devenue presque intenable lorsque Pongo est montée sur scène accompagnée de ses musiciens et de ses danseurs. Le style était totalement différent de ce que l’on avait pu entendre la veille, mais emportés par la bonne humeur et enthousiasme de la chanteuse nous avons été séduits. Bien que notre niveau de danse ne soit pas comparable à celui des danseurs présents aux côtés de Pongo pour encourager les gens à se laisser aller, nous avons même enchainé quelques pas de danse en riant et chantant.

Si la vielle la foule anticipait la prestation de Wet Bed Gang, l’artiste portugais le plus attendu de la seconde soirée était Piruka. La foule était tellement enthousiaste et réceptive que le rappeur semblait être à la maison. Les chansons se sont enchainées à une vitesse folle, jusqu’à finir en apothéose avec « Salto Alto » chanté en coeur par tous les fans. Piruka était le dernier artiste portugais à fouler la scène du Sumol Summer fest, laissant un souvenir mémorable à toutes les personnes présentes.

L’attente jusqu’à Vic Mensa se fit grâce à la Online Dance Company dont les membres s’étaient frayés un chemin à travers la foule pour enchainer les « battle » de danse. Un petit entre-acte apprécié par les festivaliers qui se prêtaient parfois au jeu en se joignant aux danseurs. Les danses ont néanmoins cessé lorsque la scène fut prête à accueillir le rappeur américain. Vic Mensa fut à la hauteur des attentes et s’offrit même un bain de foule après s’être jeté d’au moins 3 mètres en escaladant la scène. Personne ne s’attendait à un tel geste de la part de l’artiste, mais l’énergie était telle que ce dernier se sentit assez audacieux pour se jeter au milieu des fans qui apprécièrent la proximité avec le rappeur.  

Après un tek show une pause s’imposait autour du bar Sumol pour profiter de tout ce que le festival a à offrir en plus de la musique. Après avoir repris des forces, nous étions prêts à assister au concert de Joey Bada$$. Bien que l’artiste soit lui aussi un rappeur, le contraste avec Piruka et Vic Mensa était flagrant au niveau du style. Des basses puissances, un rythme plus « hard », des paroles plus osées, le public n’en était pas moins conquis. C’est avec son morceau « Devastated » que Joey Bada$$ conclu, morceau qui ne laissa personne indifférent.  

Pour le grand final du festival, Jillionaire a montré ses talents de DJ. Si l’artiste est connu pour faire parti du groupe Major Lazer, ce dernier a montré qu’il pouvait briller sans les autres membres en faisant danser la foule jusqu’à très tard le soir (ou devrait on plutôt dire, tôt le matin…). Le Sumol Summer Fest s’est ainsi terminé comme il avait commencé : avec brio. C’est fatigués, mais avec le sourire aux lèvres et émus par les deux jours que nous venions de vivre que nous avons regagné notre logement.

Le retour jusqu’à Lisbonne en car le lendemain nous ne pensions qu’à notre expérience au festival. C’était notre « première fois » et nous n’étions pas déçus. Nous n’étions pas seulement séduits pas les artistes, mais aussi par la bonne ambiance qui régnait dans l’enceinte du festival et dans le camping situé aux portes de ce dernier. Pas un débordement, pas un seul visage triste, nous ne pouvions que constater que les personnes présentes passaient un très bon moment. La réussite de ce festival nous pousse à espérer être à nouveau présents l’année prochaine pour vous le faire vivre une nouvelle fois.

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Pour plus d’infos : sumolsummerfest.com ; twitter.com ; instagram.com


 

Lurdes Abreu & Joao Lisboa