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Tribune : Derniers moments au Brésil

Des 41 plages au concert de Sertanejo, cette aventure au Brésil ne fut pas de retour repos. J’ai pu profité du soleil, de la gentilesse des habitants et d’une aventure qui me marquera à jamais. Retour sur les derniers moment.

 

Dernière journée :

La dernière journée au Brésil fut comme beaucoup d’autres, une journée de plage. Il faut bien que les personnes me complimentent lors de mon retour sur un point. J’ai donc décidé que ce sera mon teint bien bronzé face au leur, blanc comme la neige que l’on trouve sur le sol de Paris. Mais loin de là, ce fut sur une plage au sable fin que j’ai dû dire adieu à des personnes incroyables. Les dernières discussions furent comme beaucoup d’autres : des inquiétudes sur la montée dans les sondages du candidat d’extrême droite, des inquiétudes sur le fait de grandir et des potins sur les stars du moment au Brésil. 

En rentrant, je passe par une supérette. Une  lumière m’attire vers le fond du magasin où sont exposées les nouvelles canettes d’une célèbre marque de Cola. Une simple canette ? Non ! Ces canettes possèdent sur leurs faces sublimes le visage des plus grandes stars du moment brésiliennes. Il ne m’en fallait pas plus pour acheter 3 canettes où figurent le visage de la fameuse Drag-queen brésilienne Pabllo Vittar, le duo de Sertanejo Simone e Simara et la fameuse chanteuse pop/funk Anitta. Ce petit groupe de chanteuses m’a apporté tellement de joie durant ce séjour que je ne pouvais que ramener une part d’elles en France. Je vous parlerai sans doute prochainement de l’importance de Pabllo Vittar.

 

Dernière heure :

Les dernières heures n’ont pas été des heures de bonheur. Ce furent 9 longues heures dans un aéroport. Mon avion étant retardé, j’ai dû mettre mon cerveau en pause pour pouvoir supporter d’être assis sur une chaise durant de nombreuses heures. Par miracle, une sauveuse m’est apparue ! La compagnie nous offrant un petit repas pour s’excuser de son retard, j’ai dû sortir de mon coma pour aller consommer mon dernier repas entouré de ses Judas de la compagnie aérienne. J’ai pu faire la connaissance d’une gentille personne. Grâce à la magie du Funk, un lien s’est tout de suite créé. ‘Cês’ pensaram que eu não ia rebolar minha bunda hoje, né? Bien sûr que oui, j’allai rebolar dans cet aéroport. Un Français et une Brésilienne écoutant du funk au milieu d’un aéroport vide avec comme seul âme vivante des passagers désespérés en direction de Paris. C’est parti pour une écoute de l’ensemble de la musique funk carioca ou paulista qui nous ont fait bouger lors des fêtes. On passe alors de Cara Bacana a Fazer Folta, de la musique Drag au bon vieux fan iconique de Gaiola das Popozudas. Malheureusement l’avion sépare notre amitié naissante.

 

Dernière seconde :

Regarder par le hublot et voir à travers lui l’aéroport de Garulho, voir à travers lui la ville de São Paulo où quelques mois plus tôt je me promenais main dans la main avec le bonheur. Cette ville fut un véritable coup de cœur. Celle-ci propose une offre culturelle incroyable : cinéma, théâtre gratuit et musée spectaculaire. La ville propose divers visages qu’il fut bon de visiter.

C’est aussi le moment où l’on réalise qu’une partie de nous est devenue brésilienne en ces quelques mois, que les personnes rencontrées furent fantastiques et que cette expérience malgré quelques soucis fut magique. 

 

Prochainement : 

En quelques mois à la UFSC, j’ai appris de nombreuses choses. J’ai cette impression d’avoir plus appris en quelques mois que dans l’ensemble de ma scolarité à l’université française. J’ai aussi cette impression d’avoir grandi loin de ma famille et d’avoir acquis une certaine maturité.Il reste pourtant en moi une sensation  d’incomplet. Je ne pouvais pas laisser Florianopolis comme cela. C’est pour cela que j’ai décidé de prolonger mon séjour sur place ! Je vais donc continuer à étudier dans mon bon vieux Brésil. Nous sommes donc partis pour de nouvelles aventures.

To be continued …

Daniel Martins
capmag@capmagellan.org

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