Un week end avec le cinéma de Manoel de Oliveira

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Un week end avec le cinéma de Manoel de Oliveira

12 octobre 2019 @ 0 h 00 min - 13 octobre 2019 @ 23 h 59 min

Villedieu-Cinéma
Villedieu-les-Poêles, Manche (Normandie)
Samedi 12 et dimanche 13 octobre 2019

 

Découvrir, comprendre le cinéma portugais, et en identifier la singularité, ne saurait se faire sans connaître l’œuvre du cinéaste considérable que fut Manoel de Oliveira (1908-2015) tant dans le cinéma portugais lui-même que dans le cinéma mondial.

La présente programmation propose, comme entrée, cette double porte :

1 – deux long-métrages, deux fictions, chefs d’œuvres absolus, qui permettent de souligner deux points clés de l’œuvre entière.

 

L’un, film de 1990 mais pensé dès 1975, NON, ou la Vaine Gloire de Commander, est marqué par la préoccupation du Portugal, ce qui est une constante dans le cinéma d’Oliveira, qu’elle soit traitée frontalement comme dans NON, ou médiée par son travail sur l’œuvre et sur la figure du romancier du 19ème siècle portugais Camilo Castelo Branco.

L’autre, Val Abraham, film de 1993, est, au cinéma, une transposition dans le temps et dans l’espace du roman Madame Bovary de Flaubert, par la voie du roman Vale Abraão d’Agustina Bessa-Luis. Il permet de poser la question du rapport cinématographique d’Oliveira aux textes littéraires (roman ou théâtre) et celle du rapport d’Oliveira au romantisme et au romanesque.

 

2 – deux films, plus courts, à dimension plus documentaire, et autobiographique aussi.

 

Dans l’un, Porto de mon enfance, issu d’une commande de Porto, 2001, capitale européenne de la culture, Oliveira, évoquant son enfance à Porto, délivre des points de repères sur la formation de sa sensibilité artistique et intellectuelle, et son rapport indéfectible à Porto, sa ville de naissance, la ville de toute la vie.

L’événement déclencheur de l’autre, Visite, ou Mémoires et confessions, film de 1982 mais resté caché jusqu’en 2015 car destiné à une diffusion posthume, fut ce moment pénible où le cinéaste dut se séparer de sa maison. Ce film est un don magnifique du cinéaste à qui souhaite pénétrer son monde intime, son rapport à son pays et son rapport au cinéma.

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