Viva Latina !

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Viva Latina !

1 juillet 2020 - 30 octobre 2020

Chaque année, La Gacilly se transforme en village aux images. Ses rues et ses jardins se font lieux de déambulation artistique, où l’on peut découvrir des photographies en grand format, exposées à ciel ouvert. Le Festival de photographie de La Gacilly se propose pour sa 17e édition d’axer sa programmation sur la création contemporaine en Amérique du sud. Il met en avant des artistes venus d’Argentine, d’Equateur, du Chili et du Mexique, mais aussi et surtout du Brésil. Sur les onze photographes exposés, cinq sont en effet brésiliens. Leur œuvre explore les enjeux sociaux, politiques et environnementaux qui préoccupent le Brésil à l’heure actuelle.

 

L’Amazonie : poumon vert et cœur de  la lutte

 

Une lutte se joue au cœur de l’Amazonie entre les intérêts économiques des fermiers et grandes entreprises qui poussent à la déforestation, l’effort de préservation environnementale de la forêt et la sauvegarde des communautés indigènes qui l’habite.

Pour capturer ces tensions sur le terrain, la photographe brésilienne Carolina Arantes s’est rendue à Altamira, dans l’État du Parà, épicentre des incendies qui ont ravagé l’Amazonie l’année dernière. La ville se fait le carrefour d’un nouveau Far West, où s’affrontent les paysans qui veulent brûler la forêt pour créer de nouveaux pâturages à leur élevage de bovins, les indiens qui se font voler leur terre, et plus généralement les défenseurs de l’environnement. Les clichés de Carolina Arantes dépeignent ainsi, comme l’indique le titre de son exposition, « La Ruée vers l’or vert ».

Le travail de Carl de Souza complète cette vision dans l’exposition « La révolte des Indiens d’Amazonie ». Au moment où 300 leaders indigènes se réunissaient pour défendre la survie de leurs communautés, le photographe a décidé de suivre pendant plusieurs mois la lutte des peuples autochtones menée au quotidien.

 

La fourmilière humaine et la machine industrielle

 

Les photographes Sebastião Salgado et Cássio Vasconcelos retranscrivent quant à eux une certaine démesure de la modernité. Le premier le fait au travers d’une étude, intitulée « La Main de l’Homme », sur la fin de la révolution industrielle. Il capturait notamment, en 1986, la mine à ciel ouvert de la Serra Pelada au Brésil. Le photographe s’en rappelle comme d’une véritable fourmilière humaine : « Devant moi s’ouvrait une immense fosse de presque deux cents mètres de diamètre pour une profondeur identique, où grouillaient des dizaines de milliers d’hommes à peine vêtus, dont la moitié montait de lourds sacs de terre sur de fragiles échelles en bois, les autres dévalant les pentes boueuses pour rejoindre le gouffre. Ils cherchaient de l’or. »

Ces images d’une multitude d’hommes au travail entre curieusement en parallèle avec la série « Au delà du réel » de Cássio Vasconcelos. Ses photographies, retouchées, donnent à voir une accumulation cauchemardesque de nos productions : un tarmac imaginaire contenant 250 avions ou un alignement de 50 000 voitures, par exemple. Les images impressionnent, quand bien même les chiffres qu’elles représentent sont largement en deçà de la réalité : la ville de São Paulo compte ainsi 5 millions de véhicules. Le travail de Cássio Vasconcelos révèle un monde industriel dominé par les machines.

 

Informations pratiques : 

Du 1 juillet au 30 octobre 2020

Festival Photo La Gacilly

Place de la Ferronerie

56 200 La Gacilly

 

Rédactrice

Caroline Gomes

Article publié au CapMag Septembre 2020

 

Vues : 5

Lieu

Place de la Ferronerie
Place de la Ferronerie
La Gacilly, 56200 France
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