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3 janvier 2026Incendies de forêt, sécheresses prolongées, vagues de chaleur, inondations : les événements climatiques extrêmes ne sont plus l’exception mais la norme. En Europe comme dans le monde lusophones l’année 2025 a une nouvelle fois illustré l’ampleur du défi. À l’aube de 2026, la question n’est plus seulement celle de la réduction des émissions, mais bien celle de la résilience et de l’adaptation des territoires et des sociétés.
Le monde lusophone est particulièrement exposé. Le Portugal figure parmi les pays européens les plus touchés par les incendies de forêt, avec plusieurs centaines de milliers d’hectares brûlés sur l’ensemble de la péninsule Ibérique en 2025, selon les données du système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS). Le pays reste l’un des plus vulnérables d’Europe, en raison de la combinaison entre sécheresses récurrentes, vagues de chaleur et forte densité forestière. Depuis 2000, la surface brûlée annuelle moyenne y dépasse régulièrement les niveaux observés dans la plupart des États membres.
Au Brésil, la situation est tout aussi préoccupante. En 2024 et 2025, les feux ont atteint des niveaux élevés en Amazonie et dans le Cerrado, avec des millions d’hectares affectés certaines années, accentuant la déforestation et les émissions de CO₂. En Afrique lusophone, le Mozambique et l’Angola font face à une double vulnérabilité : sécheresses sévères alternant avec des cyclones destructeurs. Le cyclone Freddy, en 2023, avait déjà touché plus de deux millions de personnes en Afrique australe, illustrant la fréquence croissante de ces phénomènes extrêmes. Les États insulaires comme le Cap-Vert sont quant à eux directement menacés par l’érosion côtière et la montée du niveau de la mer.
Ces crises ont des conséquences directes sur les populations : pertes humaines, déplacements, insécurité alimentaire, pression sur les services publics. Face à ces urgences, l’UE renforce progressivement ses capacités d’action. Le mécanisme européen de protection civile, via la réserve rescEU, mobilise désormais une flotte commune d’avions et d’hélicoptères de lutte contre les incendies, ainsi que des équipes de pompiers prépositionnées dans les zones à risque, notamment en Europe du Sud. En parallèle, les satellites du programme Copernicus fournissent des données en temps quasi réel pour anticiper les feux, suivre leur propagation et appuyer la prise de décision.
Des programmes européens soutiennent la formation des services de secours, la gestion durable des forêts, la planification urbaine résiliente et le partage de données climatiques. L’objectif n’est plus seulement d’intervenir après la catastrophe, mais d’en réduire les impacts humains, économiques et environnementaux.
À l’horizon 2026, le climat s’impose ainsi comme un terrain central de coopération, fondée sur l’expertise, la solidarité et l’anticipation, rappelant que face aux dérèglements climatiques, la réponse ne peut être que collective.
Marine Marques




