
Uma retrospectiva dos eventos e das personalidades que se destacaram neste ano de 2025
28 décembre 2025
Sécur’ Noël 2025: Festas seguras – Ação de 3 de janeiro de 2026
30 décembre 2025Le 18 janvier 2026, les Portugais iront aux urnes afin de décider du successeur de l’actuel président de la République portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa. À l’approche de cette course à Belém, cinq candidats se démarquent des autres en attirant l’attention des concitoyens : João Cotrim de Figueiredo, Luís Marques Mendes, António José Seguro, Henrique Gouveia e Melo et Catarina Martins. Embarquez désormais dans un tour d’horizon des profils et positions de de ces candidats. Dans son positionnement assumé contre l’extrême-droite, Cap Magellan ne traitera pas de la candidature du parti Chega.
João Cotrim de Figueiredo : La modernisation libérale et optimiste
Ancien dirigeant du parti Iniciativa Liberal (IL) et député européen au sein du groupe Renew Europe, ce candidat se présente comme indépendant, libéral et tourné vers l’avenir. Il mise notamment sur la modernisation du pays grâce aux nouvelles technologies innovantes des capacités portugaises afin de faire face aux mutations technologiques mondiales. Concrètement, Cotrim de Figueiredo valorise le potentiel de l’intelligence artificielle pour faire croitre l’économie ou encore l’éducation tout en veillant à garder le contrôle et garantir une utilisation éthique. « Temos de discutir os desafios do futuro », ce sont ses mots pour promouvoir un dialogue et l’intégration avec l’innovation, non la crainte de sa domination.
Côté Europe, Cotrim de Figueiredo défend une Union européenne influente. Lors d’un débat des européennes de 2024, il soutenait un investissement massif dans la défense européenne et estimait que l’UE devait rester pilier de l’OTAN, affirmant son soutien aux côtés des États-Unis. Cotrim incarne donc une droite libérale ouverte, favorable à l’ouverture commerciale du Portugal à l’international et aux accords comme le Mercosur, à condition que les intérêts nationaux et environnementaux soient préservés. Sur le plan migratoire, il se démarque de la droite radicale : selon lui, « a imigração não pode ser um tema tabu. Podemos fazer muito mais ». Autrement dit, Cotrim affirme que l’immigration doit être traitée sans complexes, en cherchant des solutions durables et concrètes pour intégrer aux maximum les migrants légalement et humanitairement.
Enfin, quoi de mieux pour clôturer les thèmes majeurs de son programme que d’aborder la jeunesse ? Cotrim souhaite faire de la méritocratie un élément moteur. Il dit compter sur le soutien des jeunes et des petits entrepreneurs, « ceux qui font tourner le pays au jour le jour et qui reçoivent très peu de reconnaissance ». Dans son appel à l’inclusion et à la reconnaissance des jeunes portugais, Cotrim promet de représenter tous les Portugais, respectant leurs convictions, leurs orientations sexuelles, leurs religions et toutes leurs conditions socio-culturelles. Même s’il n’a pas déroulé de plan spécifique pour les communautés de l’étranger, son crédo consiste à « mostrar ao Mundo o potencial de Portugal », en s’appuyant sur la lusophonie.
Luís Marques Mendes : Une expérience centriste au service des communautés
Soutenu par le grand parti de centre droit PSD, Luís Marques Mendes mise sur son expérience d’ancien ministre et dirigeant du PSD pour séduire les électeurs et incarner un Président modéré et rassurant. Notamment connu du grand public pour ses analyses politiques à la télévision, ce juriste de 66 ans se présente en rassembleur du centre, un aimant capable de compromis et de dialogue. Il revendique une présidence de proximité afin d’instaurer un lien de confiance entre les Portugais et leurs dirigeants.
LMM souhaite renforcer le soutien aux services consulaires et à la culture portugaise hors de ses frontières. Il propose de moderniser entièrement les consulats et d’y aller plus de ressources, conscients qu’ils sont « essenciais para apoiar os portugueses da diáspora ». Autre idée forte reliée aux portugais de l’étranger : encourager le retour des retraités expatriés en offrant des incitations fiscales, notamment s’ils reviennent s’installer dans l’intérieur du pays pour contribuer à revivifier les régions dépeuplées. D’ailleurs, il explique qu’un portugais rapatrié sur le territoire est un citoyen qui peut investir au Portugal et participer à l’économie locale, d’où la nécessité de ne pas le « penalizar fiscalmente ».
Sur les sujets de société et de climat, le candidat se montre équilibré. Qualifié comme catholique modéré, il prône des valeurs démocratiques et de justice sociale. Il préconise un « pacto para a Justiça » entre les partis pour réformer efficacement le système judiciaire. Côté environnement, il adhère aux objectifs européens de neutralité carbone mais prône une transition dite « réaliste ». LMM soutient les énergies renouvelables et l’innovation verte, mais souhaite éviter les mesures qu’il juge excessives pour les ménages et entreprises. Lors d’un discours international marquant de juillet 2025, il a lié instabilité mondiale et nécessité d’accords comme celui du Mercosur pour recréer de la prospérité. Apparaissant comme centriste, expérimenté et mettant l’accent sur la proximité avec les citoyens en particulier avec la diaspora, Luís Marques Mendes est un sérieux prétendant au siège de la République.
António José Seguro : Le réformiste sociale et étendard du centre-gauche
Ancien secrétaire général du Partido Socialista, António José Seguro est le candidat soutenu par le PS. Âgé de 62 ans, il a mené l’opposition pendant les années d’austérité (2011-2014) face à la droite menée par António Costa. Aujourd’hui, il revient au-devant de la scène en se posant en Président au-dessus des partis, un phare au milieu de cette instabilité politique causée par la montée de discours populistes. Seguro met en avant son sérieux et son attachement à la démocratie et à l’État de droit. Pour cela, il a dédié sa candidature à ceux qui ne renoncent pas à un Portugal meilleur et promet « d’erguer a esperança » (relever l’espoir) d’une vie meilleure.
Le climat constitue un autre enjeu prioritaire pour António José Seguro, qui se positionne en défenseur d’une transition écologique juste. Face à la multiplication alarmante des incendies de forêt au Portugal, il a récemment appelé à un véritable pacte intergénérationnel sur la prévention et l’aménagement forestier. «Os incêndios florestais… não podem ser um novo normal que se repete todos os anos», alerte-t-il, «o Estado não pode apenas reagir, tem de agir». Seguro propose de réunir tous les acteurs disponibles (État, collectivités, propriétaires forestiers, pompiers, scientifiques, citoyens) pour élaborer des mesures préventives ambitieuses : reboisement intelligent, pare-feux, surveillance accrue, réforme du cadastre rural, etc.
Concernant la jeunesse et la diaspora, AJS s’investit d’une grande mission : créer des opportunités pour représenter la diaspora et la faire revenir. En déplacement à Bruxelles début novembre, il a présenté un manifeste des priorités présidentielles pour les communautés portugaises, où figure la création d’un Prix de la Jeunesse de la Diaspora. Un prix annuel qui récompenserait de jeunes portugais et portugaises de l’étranger exemplaires en termes de leadership et de mérite, afin de valoriser leurs succès et renforcer leurs liens avec le pays d’origine. Il rejoint également Marques Mendes sur l’uniformisation des modalités de vote des Portugais de l’étranger, pour réclamer l’égalité entre les scrutins : il souhaite garantir le vote postal et électronique pour la diaspora, considérant cette réforme comme urgente et vitale pour la démocratie.
Henrique Gouveia e Melo : l’indépendant patriote et technophile
Ancien amiral de la marine de 62 ans, Henrique Gouveia e Melo s’est révélé au grand public en orchestrant avec succès la campagne de vaccination anti-covid en 2021. Le prétendant au trône de Belém est revendiqué comme indépendant, candidat sans aucune idéologie et au-dessus de la logique partisane. Pour mieux rassembler et trouver des solutions transversales, il rassure les portugais en mettant en avant que sa candidature « é aquela que poderá responder aos Portugueses em termos de segurança, estabilidade e desenvolvimento », autrement dit, une candidature qui répond aux Portugais sur des questions de sécurité, de stabilité et de développement.
Sur le plan social et économique, Gouveia e Melo prône un état efficace qui fixe un cap (d’où ses slogans « Portugal com Rumo » – « Portugal avec un cap »). Il fait partie des candidats favorables à des réformes structurelles afin d’améliorer la compétitivité du pays, citant souvent le système éducatif et l’administration comme des chantiers prioritaires. Cependant, il n’oublie pas le souci du facteur humain : il déplore en effet le départ massif des jeunes diplômés et propose de créer des conditions pour leur retour et leur maintien sur le territoire. « Os jovens que vão para fora, podem voltar se tiverem os incentivos certos », affirme-t-il, en insistant sur une stratégie nationale de revitalisation collective alliant savoir et science. Il défend une idée de méritocratie et d’égalité des chances mais comment cela s’articule-t-il ? Son objectif est simple : quel que soit le milieu socio-économique des jeunes, il souhaite que « todos os jovens comecem na mesma linha de partida, independentemente do código postal, da formação dos pais ou do nível económico da família, todos têm de ter as mesmas oportunidades à cabeça ».
Vis-à-vis des communautés portugaises vivant à l’étranger, Gouveia e Melo adopte un ton assez particulier, reconnaissant mais un peu différent de ses rivaux à la présidence. Il voit la diaspora surtout comme un outil de compétences à rapatrier afin de bénéficier au pays. Il insiste sur la nécessité de valoriser la « voz » des jeunes talents portugais de l’étranger et de créer des mécanismes pour transformer leurs idées en actions au Portugal. En d’autres termes, il compte sur la matière grise expatriée et veut convaincre cette diaspora de revenir en promettant une terre d’opportunités. Il touche donc un public certain de la diaspora, les profils jeunes et entrepreneuriaux.
Son profil patriote, amateur de sciences s’est imposé comme un véritable outsider déterminé capable de trouver écho chez l’électorat en quête de renouveau et de sérieux.
Catarina Martins : La voix de gauche pour la justice sociale et climatique
À 50 ans, Catarina Martins représente la gauche alternative dans cette course à la présidence. Ancienne coordinatrice du Bloco de Esquerda pendant dix ans, aujourd’hui députée européenne, elle se présente sans l’appui formel d’un grand parti mais avec le soutien inconditionnel de la vague progressiste. Avec un profil féministe, écologiste et anti-austérité, Catarina Martins oriente son programme sur la défense des droits sociaux, l’importance de trouver une solution au phénomène climatique et la démocratie.
Le volet majeur de son programme se dévoue à la justice sociale. Elle rappelle avoir contribué à plusieurs avancées sociales sous le soutien parlementaire au gouvernement Costa de 2015-2019 nommé aussi la « geringonça » : augmentation du salaire minimum et des pensions, gratuité des manuels scolaires, défense des droits des femmes… Catarina Martins est convaincue que « a pobreza não se combate pas à pas, mais par un sursaut », elle souhaite que le Portugal adopte un grand plan de lutte contre les inégalités. Pour se faire, elle aspire à un salaire minimum au-dessus du seuil de pauvreté, plafonner les prix des biens de première nécessité (logement, énergie) et investir notamment dans les services publics (santé principalement).
Enfin, l’urgence climatique est l’autre pilier central du combat politique de Catarina Martins. Elle est la seule candidate à faire de ce combat sa priorité explicite. Son programme propose que le président convoque un conseil d’État extraordinaire sur le climat dès 2026 pour forger un consensus national sur la transition énergétique. Elle appelle à développement des transports publics, rénovation thermique et grand plan de reforestation, etc. Elle soutient massivement les marches citoyennes pour le climat et les étudiants, cette candidate promet d’être une présidente écolo-féministe.
Ainsi, cette élection présidentielle portugaise de 2026 offre un éventail remarquable de choix aux électeurs, sans la présence du président sortant. Du libéral Cotrim à la socialiste engagée Martins, en passant par le centriste expérimenté Marques Mendes, le social-démocrate Seguro et l’amiral patriote Gouveia e Melo, les électeurs de la diaspora portugaise auront l’embarras du choix. Tous promettent de moderniser le pays, redonner confiance aux citoyens envers les institutions et maintenir les portes du Portugal ouvertes sur le monde. Une chose est sûre, la diaspora aura son mot à dire dans ce choix crucial pour l’avenir du pays. Et n’oubliez pas ! QUEM VOTA, CONTA !
Enzo Frederico
Étudiant à l’Université de Madrid




