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3 mars 2026
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3 mars 2026Depuis la fin janvier 2026, le Portugal traverse une séquence exceptionnelle de tempêtes atlantiques, provoquant morts, inondations et destructions matérielles, et mettant la gestion de crise sous forte pression.
Quatre tempêtes majeures – Joseph, Kristin, Leonardo et Marta – se sont succédées à un rythme alarmant, affectant l’ensemble du territoire et suscitant une crise politique majeure.
La première, Joseph, a frappé le nord et l’ouest du pays à la fin janvier, provoquant de fortes pluies et des rafales de vent jusqu’à 80 km/h, des inondations locales et des perturbations sur les routes et réseaux de transport. Bien que moins violente que les tempêtes suivantes, Joseph a révélé la vulnérabilité des infrastructures face aux phénomènes climatiques extrêmes.
La situation s’est aggravée avec la tempête Kristin, décrite comme une dépression exceptionnelle. Les rafales ont dépassé 200 km/h dans certaines régions, entraînant la mort de plusieurs personnes, des coupures massives d’électricité et des destructions dans le centre du pays, notamment autour de Leiria et Coimbra. La gestion de cette crise a été critiquée, au point que la ministre de l’Intérieur, Maria Lúcia Amaral, a démissionné début février, pointant des lacunes dans la coordination des secours.
Peu après, la tempête Leonardo a frappé le Portugal début février. Bien que moins intense en vents que Kristin, elle a apporté des pluies torrentielles, provoquant la montée rapide des cours d’eau et des inondations dans le Douro, le Tage et le Mondego. À Lisbonne et dans les zones riveraines, des quartiers ont été partiellement submergés et des évacuations organisées pour protéger la population.
À peine Leonardo s’était-elle dissipée que la tempête Marta touchait la péninsule ibérique, prolongeant ainsi la période de mauvais temps. Les vents ont atteint 120 km/h, accompagnés de pluies diluviennes et de neige en altitude, mettant à mal les infrastructures déjà fragilisées. Plusieurs personnes ont perdu la vie et des milliers de résidents ont été déplacés en raison d’inondations et de glissements de terrain. La rupture de digues contenant l’eau des fleuves a conduit à l’effondrement d’un pont de l’autoroute A1, principale voie routière entre Lisbonne et Porto, dans la région de Coimbra.
Les conséquences cumulées de ces quatre tempêtes sont considérables : des dizaines de milliers de foyers privés d’électricité, des routes et écoles endommagées, des entreprises à l’arrêt et des pertes économiques évaluées à plusieurs milliards d’euros. Les experts attribuent cette succession rapide de dépressions à un “train de dépressions”, phénomène où plusieurs systèmes perturbés traversent l’Atlantique en peu de temps.
La population exprime son inquiétude croissante face à ces phénomènes, perçus comme le symptôme d’un climat de plus en plus extrême. Les autorités appellent à renforcer la résilience des villes, moderniser les infrastructures et améliorer la coordination des services de protection civile pour limiter les pertes humaines et matérielles lors de futures tempêtes.
Alors que l’état d’urgence reste en vigueur dans plusieurs municipalités, les équipes de secours poursuivent les opérations de reconstruction et d’assistance aux sinistrés.
Marie Sobral
Sources : Euronews ; Agencia Lusa Instituto Portugues do Mar e da Atmosfera




