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Shérazade, La nuit

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Photo : Pedro Neves Marques

Shérazade, La nuit

«Comment peut-on faire un film d’intervention sociale quand on veut filmer des histoires merveilleuses ? Comment filmer des fables intemporelles quand on est engagé avec le présent ? » se demande le cinéaste Miguel Gomes dans le prologue de son adaptation contemporaine des Mille et Une Nuits (2015), lesquelles abordent la politique d’austérité menée au Portugal entre juillet 2013 et août 2014. Ces questions cruciales que souhaite adresser l’exposition collective intitulée Shéhérazade, la nuit sont au cœur de la pratique d’artistes qui, à travers le monde, convoquent les tumultes du monde contemporain par la puissance politique du récit et de l’imaginaire.

Déployée dans les espaces du niveau 1 du Palais de Tokyo, l’exposition réunit des œuvres de six artistes : Minia Biabiany (née en 1988, Basse-Terre, Guadeloupe), Miguel Gomes (né en 1972, Lisbonne, Portugal), Ho Tzu Nyen (né en 1976, Singapour), Pedro Neves Marques (né en 1984, Lisbonne, Portugal), Lieko Shiga (née en 1980, Okazaki, Japon) et Ana Vaz (née en 1986, Brasilia, Brésil). Elle s’articule en un ensemble d’expositions monographiques qui se répondent et composent autant de chapitres poreux entre différents contextes géopolitiques : de l’Europe au Brésil, des Caraïbes au Japon et à l’Asie du Sud-Est.

Ces artistes se proposent d’écrire des fictions inspirées des réalités dans lesquelles ils vivent ; des fictions envisagées comme des outils critiques d’émancipation face aux systèmes d’oppression et d’exploitation qui constituent aujourd’hui encore la matrice de nos façons d’agir et de penser. Considérant l’histoire comme un chantier en construction, incessamment saccagé et réinventé, ils opposent dans une dimension politique les puissances de la fiction aux fictions du pouvoir. Ce recours à la fiction, au mythe, à la fabulation n’est pas ici à considérer comme une fuite ou une échappatoire mais comme un moyen de fragiliser et tout à la fois d’innerver le réel, comme un mode de fabrication et de transformation des êtres et des mondes.

Si, comme le déclarait un mage français en 1966, « les récits du monde sont innombrables1 », à l’heure des mensonges d’état et des faits alternatifs, de la post-vérité et du storytelling management, ils tentent dans leurs (contre-)récits d’opérer une rupture agissante avec ceux de la domination. Face à la toute-puissance de la pensée rationnelle et des systèmes épistémologiques hérités de la modernité occidentale, les œuvres présentées dans l’exposition nous incitent à prendre en compte une pluralité de perspectives. Elles témoignent en même temps qu’elles inventent une réalité au sein de laquelle faits historiques, temps du mythe, analyse politique, animisme et merveilleux s’entremêlent sans hiérarchie, pour accueillir différents modes de transmission et de création de connaissances.

Dans les œuvres, une androïde activiste discute sexualité avec des plants de soja transgénique, une île vierge de toute empreinte humaine émerge de l’océan face à un territoire contaminé, des tigres-garous bondissent sur la domination coloniale, des femmes et des hommes politiques sont dotés d’empathie…

Crédit texte : Palais de Tokyo
capmag@capmagellan.org

!! Plus d’informations sur l’exposition ici !!

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