
FOJO, a BD trhiller de Osvaldo Medina, traduzida em francês
28 octobre 2026Le lundi 2 novembre, l’artiste brésilienne Nina Maia sera sur la scène du Centre culturel – Chambre Noire, boulevard de la Villette à Paris. Sa première partie est Sólou, chanteuse franco-brésilienne aux diverses influences. Son travail est nourri par sa double culture, mais également ses voyages, ayant vécu en Tunisie et en Nouvelle Calédonie. Cap Magellan a souhaité en savoir plus.
Cap Magellan : Salut Sólou, j’espère que tu vas bien. Tu es une chanteuse franco-brésilienne, comment décrirais-tu ton style ?
Sólou : Je décrirais mon style comme de la musique assez douce et très flottante, qui évoque un peu les rêves. Il y a pas mal de voix assez éthérées, des synthés, des sons un peu vintage aussi. Ce qui se dégage le plus, c’est une atmosphère assez douce, flottante. Je chante aussi en anglais et portugais, donc j’essaye d’apporter cette ambiance-là avec ma voix.
CM : Tu fais des reprises, mais tu composes également.
Sólou : J’ai commencé en faisant surtout des interprétations parce que ma formation vient plus du jazz. Dans le jazz, c’est souvent ce qui se fait et aussi dans la musique brésilienne.
J’ai commencé à composer depuis un an et quelques, des morceaux un peu style brésilien, un peu plus classique, mais aussi en explorant des sonorités qui tirent vers l’électronique très doux. Je commence au piano, puis je fais mes propres prods pour ajouter ma patte dans l’atmosphère, dans mes morceaux.
CM : Peut-on s’attendre à des sorties de singles ? EP ?
Sólou : Oui, justement, c’est quelque chose que j’ai en tête depuis quelque temps déjà, de sortir déjà un single pour commencer. J’aimerais aussi voir comment on sort des morceaux dans cette industrie, comment ça fonctionne, toute l’expérience aussi de composition, d’enregistrement en studio, etc. C’est quelque chose qui m’intéresse pas mal.
L’idée ensuite serait effectivement de sortir un EP l’année prochaine en 2027 pour regrouper un peu les différents styles : brésiliens classiques et aussi les autres styles que j’explore, toutes les influences que j’ai.
CM : Quelle est l’histoire de ta double culture ?
Sólou : Ma double culture vient de mes parents : mon père est français, ma mère est brésilienne, mais je suis née en France et j’ai toujours grandi dans le système scolaire français. Je pense que ma double culture a toujours été très présente, dans le sens où ma mère nous a toujours appris le portugais, à ma sœur et moi. Elle nous a aussi inculqué les valeurs brésiliennes, nous a initié à la culture brésilienne très tôt, par la musique évidemment, mais aussi des films, la littérature. La famille du côté de ma mère était au Brésil, donc la nécessité de parler portugais était évidente.
Je n’ai jamais vécu au Brésil, cela passait par ma mère, par ma famille, sans que je l’expérience moi-même réellement. Je pense que me lancer aujourd’hui dans la musique, surtout en portugais et la musique brésilienne, est une façon pour moi de me réapproprier cette double culture, d’explorer par moi-même ce que veut dire être brésilienne, faire partie de cette grande communauté. C’est toujours un long voyage, la double culture, c’est beaucoup de questionnements. Je pense que c’est quelque chose qui est un peu sans fin. Pour le moment, je suis dans cette phase d’exploration par moi-même, un peu d’émancipation de ce que ça veut dire pour moi être brésilienne, mais ce sera un long trajet.
CM : Ce lundi 2 novembre, tu joues en première partie de Nina Maia. Comment te sens-tu à l’approche de ce concert ?
Sólou : Je suis super heureuse, c’est un grand honneur pour moi déjà de la rencontrer et de faire sa première partie. C’est une artiste que j’admire beaucoup. Je sens dans sa musicalité qu’il y a quelque chose d’assez unique, mais en même temps qu’on a une sensibilité assez proche de la mienne. Je l’ai découverte avec le morceau Gosto Meio Doce et je suis tombée amoureuse de sa voix, de sa façon de composer. Sur scène également, elle a l’air d’être très présente. C’est vraiment quelqu’un que j’admire et qui m’influence beaucoup, donc c’est vraiment un honneur de pouvoir jouer à ses côtés.
CM : A quoi peut-on s’attendre pour ta prestation ?
Sólou : Du côté de ma prestation, on peut s’attendre à quelque chose de très doux. Je vais jouer des morceaux assez éclectiques, dans le sens où il y aura une première partie où je serai plus seule, avec des sonorités un peu électroniques, des sons très ambiants, beaucoup de voix très éthérées, etc. Ensuite, je serai accompagnée d’un guitariste. pour la seconde partie où je vais jouer quelques compositions dont probablement le morceau que je vais sortir plus tard, le single, mais aussi quelques reprises d’artistes que j’admire beaucoup. Ce sera tout doux et, normalement, vous devriez aimer si vous aimez Nina Maia.
CM : Est-ce qu’il y a des projets ou des concerts à venir dont tu aimerais nous parler ?
Sólou : Je vais avoir un petit concert le 8 novembre dans un lieu qui s’appelle La Panza, un bar brésilien sur Paris qui organise tous les dimanches des concerts de musique brésilienne. Je joue souvent là-bas et j’y rejoue le 8 novembre.
Ensuite, je vais au Brésil à partir de début décembre pour quelques mois. L’idée serait aussi de préparer des concerts au Brésil.
CM : Tu as commencé à te produire récemment en tant qu’artiste musicale. Que dirais-tu à un jeune lusodescendant qui voudrait se lancer ?
Sólou : Je dirais qu’en France, on a la chance d’avoir une culture qui est très appréciée. La culture brésilienne est vraiment plébiscitée aujourd’hui surtout depuis quelques années. C’est un peu le moment de faire découvrir notre culture. Dans la musique brésilienne il y a tellement d’origines différentes, d’influences tellement éclectiques que je pense qu’on peut toujours s’accrocher à une petite chose qui nous plaît et rajouter un peu de nous. Je pense qu’il faut tout d’abord rechercher le style qui nous attire au sein de la musique brésilienne, qui nous parle. Pour ma part, ce sont des sonorités un peu mystérieuses et mystiques. Ensuite, il faut s’explorer soi-même, son univers. Je pense qu’en France on a pas mal de canaux pour explorer ça. Je dirai donc de bien se connaître et ensuite faire confiance au public et se faire confiance.
Nous vous invitons à prendre vos places pour le concert du lundi 2 novembre et à suivre Sólou sur Instagram.
Interview réalisée par Julie Carvalho,
Publié le 28/10/2026.




