
Os Encontros Europeus de Jovens Lusos (EEJL) estão de volta!
19 avril 2026Dans un contexte marqué par les transitions écologique, numérique et géopolitique, l’Union européenne considère de plus en plus la jeunesse comme un acteur central de son avenir. Sa politique en faveur de la jeunesse vise à soutenir l’éducation, l’insertion professionnelle, la participation citoyenne et la mobilité des jeunes. Elle concerne principalement les 15-29 ans, soit près de 90 millions de personnes selon les données d’Eurostat. Comme pour d’autres compétences d’appui de l’UE (santé, tourisme, industrie ou culture), l’action européenne dans ce domaine reste toutefois largement du ressort des États membres. L’Union agit donc surtout en coordination et en soutien, en finançant des programmes, en encourageant les échanges et en facilitant le partage de bonnes pratiques entre pays.
Son cadre principal est la Stratégie européenne pour la jeunesse 2019-2027, adoptée par les États membres. Elle repose sur trois priorités : Engager, en renforçant la participation démocratique des jeunes ; Connecter, en favorisant la mobilité et les échanges à travers l’Europe ; et Autonomiser, en soutenant l’insertion sociale et professionnelle. Cette stratégie s’appuie également sur 11 Youth Goals européens, définis à l’issue de consultations de milliers de jeunes à travers le continent. Le programme emblématique Erasmus+ demeure l’expression la plus concrète de l’engagement européen : depuis sa création en 1987, plus de 13 millions de personnes ont bénéficié d’une mobilité d’études, de formation ou de volontariat, contribuant à l’émergence d’une génération plus connectée et européenne.
Parmi les initiatives visant à renforcer la participation des jeunes figure aussi la Semaine européenne de la jeunesse, organisée tous les deux ans par la Commission. L’édition 2026, du 24 avril au 1er mai, mobilise des centaines d’événements dans les États membres : débats citoyens, ateliers participatifs, rencontres avec des décideurs ou projets associatifs. L’objectif est double : faire connaître les opportunités offertes par les programmes européens et permettre aux jeunes de s’exprimer sur les politiques qui les concernent. Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement de l’Année européenne de la jeunesse 2022, lancée pour valoriser l’engagement des jeunes post-pandémie et renforcer leur participation à la vie démocratique.
Malgré ces initiatives, plusieurs défis persistent. Les organisations de jeunesse soulignent que l’accès aux programmes européens reste inégal, les étudiants bénéficiant souvent davantage des opportunités de mobilité que les jeunes en formation professionnelle ou issus de milieux modestes. Les moyens financiers font également débat : bien que le budget d’Erasmus+ ait été porté à 26 milliards d’euros pour la période 2021-2027, la demande dépasse largement les financements disponibles. Plus largement, la situation socio-économique de nombreux jeunes demeure fragile. En 2024, le taux de chômage des moins de 25 ans dans l’UE dépassait 14 %, soit près du double de celui de l’ensemble de la population active. Paradoxalement, la jeunesse européenne est aussi la génération la plus qualifiée de l’histoire du continent, avec une part croissante de diplômés de l’enseignement supérieur. Pourtant, beaucoup peinent à accéder à un emploi stable, confrontés à la précarité, aux stages prolongés ou à des débuts de carrière fragmentés. Autant de défis qui rappellent que, si l’UE multiplie les initiatives pour soutenir sa jeunesse, leur impact dépend encore largement des politiques nationales et des réalités économiques.
Marine Marques
Photo : ©Cap Magellan
Article du Cap Mag d’avril 2026
Publiée le 25/03/2026




