Etats Généraux de la Lusodescendance

EGL 2019

Retour sur les 2e États Généraux de la Lusodescendance

Les samedi 26 et dimanche 27 janvier 2019, Cap Magellan a organisé la seconde édition des Etats Généraux de la Lusodescendance. Événement créé pour la première fois en janvier 2017, à l’occasion des 25 ans d’existence de l’association, il est voué à se reproduire tous les deux ans pour réunir le réseau des Etats Généraux de la Lusodescendance autour de causes communes.

Cette année, c’est dans l’optique d’élaborer et de lancer une campagne de promotion de la langue portugaise qu’il s’est rassemblé à la Maison du Portugal, à la Cité Internationale Universitaire de Paris.

L’objectif de la campagne est d’augmenter le nombre d’apprenants en France, et pour ce faire, de donner au portugais non plus seulement l’image d’une langue d’immigration auprès des Français, mais également celle d’une langue internationale, porteuse à la fois d’une richesse culturelle immense et d’opportunités professionnelles à l’étranger.

Continuer la lecture...
Définir un argumentaire pour défendre la langue portugaise

La première séance de travail, intitulée « Valoriser la langue portugaise », avait pour but de définir les arguments qui nous permettront de présenter la langue portugaise comme un atout à de potentiels futurs apprenants dans la campagne. Il a tout d’abord été affirmé l’importance de présenter le portugais comme un avantage professionnel, permettant véritablement de faire la différence, parmi le grand nombre de gens qui choisissent l’anglais en LV1 et l’espagnol en LV2. Il faudra pour cela mettre en avant dans la campagne les profils de bilingues ou d’apprenants en portugais qui ont vu des portes s’ouvrir dans leur parcours grâce à cette plus-value. En ce sens, nous aurions également tout à gagner à profiter de la conjecture favorable qui rend actuellement attractifs auprès des jeunes des pays comme le Portugal.

Pour Elisabeth dos Santos, avocate au barreau de Lisbonne et de Paris, si l’argument professionnel est essentiel pour intéresser à la langue portugaise, il faut également beaucoup miser sur l’art. Ce qui donne aux gens un premier contact émotionnel avec une langue, sans même encore la comprendre, c’est la musique. C’est là qu’il faut mobiliser l’entièreté de la production musicale lusophone, notamment la musique brésilienne (Samba, Bossa Nova, etc.). La chanteuse portugaise Mariana Fabião parle ainsi du rôle d’ambassadeur d’une langue qu’endosse un musicien et de l’importance pour elle de voir des personnes françaises venir lui dire à la fin de ses concerts que l’entendre chanter en portugais lui donne envie d’apprendre la langue.

Mário Gomes, enseignant de portugais au collège à Rouen, rapproche également le rôle d’un professeur à celui d’un “missionnaire”, évoquant la nécessité qu’il a chaque année de recruter des élèves dès la primaire pour s’assurer qu’une classe de portugais demeure ouverte au sein de son collège – et par la même occasion, que son travail soit préservé. Il signale que, pour intéresser les collégiens au portugais, il faut rester proche de leurs centres d’intérêts : avant de leur parler du Fado ou de Zeca Afonso, il faut leur parler d’Anselmo Ralph et de Cristiano Ronaldo. Le voyage est également un argument de poids pour les faire considérer l’apprentissage du portugais, d’où l’importance des jumelages et des voyages scolaires.

Enfin, il a été plusieurs fois évoqué la nécessité de montrer aux élèves francophones que le portugais est une langue étrangère comme les autres, et pas seulement la langue d’une communauté. De l’expérience que lui confère le fait d’être présidente du Centre Portugais de formation culturelle du Raincy, Christina Rodrigues explique que l’un des arguments les plus mis en avant par les adultes n’ayant aucun ou très peu de lien avec les pays lusophones et qui souhaitent l’apprendre, est tout simplement celui de la beauté de la langue : le portugais est une langue agréable à entendre et à parler. Il découle de ces échanges la nécessité de moduler l’argumentaire en fonction du public qu’on cherche à convaincre (directeurs/principaux/proviseurs, parents d’élèves, enfants, adultes, etc.).

Un exemple de campagne

Après une pause déjeuner aux saveurs du Brésil, le réseau s’est réuni pour écouter les créateurs de la campagne « Et en plus, je parle français ! », lancée en 2017 par l’Institut Français. Christophe Chaillot, Responsable du Pôle Langue française à l’Institut français, et Sophie Sellier, Chargée de communication à l’Institut français, nous ont ainsi présenté leur travail, qui a servi de modèle à notre propre entreprise, et ce non seulement parce qu’il s’agit d’un bon exemple de campagne de promotion linguistique, mais également parce que l’objectif poursuivi par l’Institut français vis-à-vis de la langue française recoupe en partie le nôtre vis-à-vis du portugais : ils ont cherché à transformer l’image glamour et romantique du français à l’étranger pour insister davantage sur l’atout professionnel que cela représente à l’international.

La campagne met ainsi en avant une multitude de personnes francophones très différentes les unes des autres, plus ou moins connues, venant des quatre coins du monde, que les affiches et le clip promotionnel montrent en train d’exercer leur profession. Le tout est accompagné du slogan « Et en plus, je parlais français », qui se veut simple, ouvert et facile à mémoriser.

Construire une campagne de promotion linguistique

Avec l’exemple de la campagne de l’Institut français en tête, le réseau des Etats Généraux de la Lusodescendance a ensuite réfléchi aux différents « moyens d’action et outils » à développer pour notre propre campagne de promotion de la langue portugaise. Pour ce faire, les participants ont été divisés en quatre petits groupes, qui ont successivement pu participer à :

  • Une formation « Comment ouvrir une classe de portugais en France ? », administrée par Adelaide Cristóvão, Coordinatrice générale de l’enseignement portugais en France et Anna Martins, présidente de Cap Magellan.
  • Un atelier « Kit de communication », visant à déterminer le contenu de la campagne, en particulier son slogan, mené par Diane Ansault, Graphiste et webmaster de Cap Magellan, Joëlle Nascimento, Consultante indépendante en communication et marketing digital, Journaliste  et animatrice pour l’émission Lusitania sur Radio Aligre.
  • Un atelier « Calendrier », destiné à retracer les grands moments de la campagne à lancer, à la croisée des événements associatifs, scolaires et électoraux, mené par Raquel Andrade, Responsable Réseau et Événementiel de Cap Magellan, et Hermano Sanches Ruivo, Conseiller de Paris, délégué à l’Europe.
  • Un atelier « Financement », cherchant à regrouper toutes les options possibles pour financer la campagne, mené par Luciana Gouveia, Déléguée Générale de Cap Magellan.
Conclusions : « Comment ouvrir une classe de portugais en France ? »

Le dimanche matin, l’équipe de Cap Magellan a présenté les conclusions ressorties des séances de travail de la veille. Anna Martins est revenu sur ce que le réseau avait appris durant la formation « Comment ouvrir une classe de portugais en France ? » grâce à Adelaide Cristóvão. La mise en place de classes de portugais en France résulte du travail de l’Inspection Générale de l’Education nationale (IGEN), en collaboration avec la Coordination du portugais en France. En ce qui concerne la primaire, les maîtres et maîtresses d’école sont envoyés du Portugal via la Coordination de l’enseignement portugais en France, après une enquête menée par l’IGEN auprès de chaque école pour recenser le nombre d’élèves intéressés par l’apprentissage de la langue.

A partir de là, le professeur enseigne le portugais soit durant les heures de cours (LVE), soit hors des heures de cours, le mercredi ou le samedi dans le cadre de l’EILE (Ensino Internacional de Língua Estrangeira). Au collège et au lycée, la situation est un peu différente : l’ouverture de classes de portugais dépend exclusivement du Ministère de l’Education nationale, à la discrétion de la direction d’établissement. Une solution serait ainsi de mettre à disposition des élèves et de leurs parents des modèles de lettres-types à envoyer aux principaux et aux proviseurs pour demander l’ouverture de classes.   

Conclusions : « Kit de communication »

Diane Ansault a présenté quant à elle les propositions faites durant l’atelier « Kit de communication ». Les mots clefs les plus utilisés pour qualifier la langue portugaise ont gravité autour de trois idées :

  • Celle d’une langue d’« ouverture » sur l’Europe et sur le monde ; une langue de « proximité » (linguistique et géographique) mais également de grande « diversité » ; une langue « passeport » qui donne accès à cinq continents
  • Celle d’une langue d’ « avenir », d’ « opportunités » (économiques et professionnelles, notamment), de « valeur ajoutée », de « réussite », de « commerce ».
  • Celle d’une langue de « convivialité », de « sourire », de « positivité », de « culture ».

A partir de cette réflexion initiale, de nombreux slogans de campagne ont été proposés par les participants : « Avec le portugais, je suis partout chez moi », « Je parle portugais, et toi ? », « Un passeport pour 5 continents », « Offrez-vous le monde », ou encore l’idée d’une déclinaison de slogan s’adaptant au parcours de chaque personne mise en avant comme visage de la campagne tel que « je chante portugais / je crée portugais /je filme portugais / je voyage portugais », etc.

Quant aux personnes que nous serions susceptibles de contacter pour incarner les visages de la campagne, il a été proposé qu’on mette en avant des Français, célèbres ou non, pour qui la maîtrise de la langue portugaise a représenté un atout dans leur parcours ; de jeunes entrepreneurs lusophones montrant la diversité de la lusophonie ; mais aussi des personnalités politiques ou artistes lusophones. Une fois le slogan déterminé et les personnalités choisies, le kit de communication de la campagne sera décliné en flyers, affiches, site Internet, etc.

Conclusions : « Calendrier »

Raquel Andrade a ensuite résumé les retours de l’atelier « Calendrier ». La date prévisionnelle du lancement de la campagne tend à être celle du 26 septembre 2019, qui correspond à la Journée européenne des langues. Les différents événements sur lesquels il sera possible de s’appuyer pour diffuser la campagne, à savoir les événements locaux organisés par les associations du réseau ou bien qui auront lieu dans les villes des participants ont été recensés dans un tableau destiné à s’enrichir au cours des années.

La question de l’importance de faire pression sur le plan régional et national pour l’ouverture de classes de portugais, via des pétitions durant l’année 2019, a été soulevée. De même, celle de faire pression sur les candidats lors des différents moments électoraux à venir (élections européennes en mai 2019 et municipales en mars 2020).

Conclusions : « Financement »

Enfin, Luciana Gouveia a rapporté les conclusions de l’atelier « Financement », en commençant par souligner la différence entre la question de savoir qui devrait et doit payer la campagne d’une part, et qui le pourrait et le peut d’autre part. Si en réfléchissant en termes de « devoir », les réponses du réseau semblaient désigner principalement les Etats (France, Portugal, autres pays lusophones), rien ne garantit leur contribution.

En réfléchissants en termes de « pouvoir », plusieurs possibilités s’ouvrent : faire appel à différentes institutions officielles (CPLP, Unesco), à l’Union Européenne, à des entreprises, des fondations privées, ou bien passer par un financement participatif ou des initiatives solidaires (récoltes de fonds lors d’un match, par exemple). Le réseau a également réfléchi à ce qu’il serait possible de faire sans argent, comme associer des artistes convaincus par la cause, faire la campagne sur Internet, ou d’associer des partenaires qui assumeraient les dépenses.

Cette séance de conclusion s’est terminée avec la présentation de la Feuille de route à suivre jusqu’en 2020 pour élaborer la campagne à partir des éléments réunis durant les Etats Généraux de la Lusodescendance et pour la lancer à l’échelle locale et nationale. Elle a été une ultime fois soumise au regard du réseau afin d’être enrichie et critiquée.

 

 

Divertissement à l’image de la richesse de la lusophonie

Les séances de travail des 2e Etats Généraux de la Lusodescendance ont été entrecoupées de différents moments de divertissement culturel, en lien avec la production cinématographique cinématographique, théâtrale et musicale lusophone. Le samedi soir, après un cocktail brésilien, a eu lieu une projection privée du documentaire Eusébio : História de uma Lenda (2017) en présence de son réalisateur Filipe Ascensão.

Le dimanche matin, après la présentation des conclusions et de la Feuille de route, un temps de conversation a été aménagé avec le brésilien Gabriel Calonge et le français Gaspard Liberelle pour la pièce Naufragé(s) qu’ils ont joué au Théâtre du Rond-Point à Paris du 8 janvier au 3 février 2019. Ce premier est auteur, metteur en scène et acteur de la pièce, qui fut initialement écrite en portugais et créée au Brésil avant d’être traduite en français par ce dernier. L’eurodéputé Carlos Zorrinho a également pris part à cette initiative dimanche matin lors d’une conférence au sujet de l’éducation et l’innovation filmé par RTP dans le cadre de l’émission Europa Minha.

Un concert intimiste

Enfin, la deuxième édition des Etats Généraux de la Lusodescendance s’est clôturée le dimanche après-midi avec un concert intimiste auquel tout le réseau présent a été convié. La chanteuse Lúcia de Carvalho, née en Angola, a chanté plusieurs des chansons de son album « Kuzola » accompagnée à la guitare d’Edouard Heilbronn. Ensuite, le chanteur portugais João Gil est venu nous présenter le projet Portugal Maior pour lequel il a été missionné par le gouvernement portugais. Suite à cette présentation, l’artiste a chanté plusieurs de ses compositions les plus classiques, que les participants de l’événement ont entonnés en chœur.   

Cette deuxième édition des Etats Généraux de la Lusodescendance a permis de solidifier les liens du réseau autour d’un objectif commun qui nous est cher à tous : la promotion de la langue portugaise, et de mettre à profit les expériences et les idées de chacun dans le cadre d’un travail collectif pour une campagne nationale.

Caroline Gomes
capmag@capmagellan.org

Crédit photos : Lurdes Abreu et Christophe Correia

EGL 2017

Les Premiers Etats Généraux de la Lusodescendance :
un réseau national est né !

Pour fêter ses 25 ans d’engagement dans la promotion de la langue portugaise et des cultures lusophones, Cap Magellan a proposé un week-end de réflexion, avec les Premiers Etats Généraux de la Lusodescendance, qui s’est clôturé par le concert du groupe Resistência au Bataclan.

Les 28 et 29 janvier dernier, Cap Magellan a organisé les 1ers Etats Généraux de la Lusodescendance (EGL), autour de ce concept porté et dynamisé par l’action de l’association depuis 25 ans. Ce terme s’applique aux descendants des émigrés portugais dans le monde. En France, cette communauté lusodescendante, présente à tous les niveaux de la société française, exprime clairement son désir de visibilité et de reconnaissance, notamment au travers d’une plus grande représentativité citoyenne et d’une promotion accrue de sa double-culture. Mais pour ce faire, quels seraient les thèmes de son engagement ? Où en sont ses réseaux ?

Continuer la lecture...

L’idée de ces EGL est venue d’un constat : des personnes ayant les mêmes origines, partageant une même culture, une même langue, une même histoire, sont éparpillées dans différentes terres et régions d’adoption. Ils représentent une incroyable force, qui n’est pas suffisamment mise à profit du fait de cet éloignement géographique ou par simple manque d’organisation. Les capacités de cette communauté de personnes, parfois actives dans des associations ou des établissements d’enseignement, ne sont donc pas utilisées à leur juste mesure, et il en découle un certain gaspillage d’énergie et un manque de représentation. Comment lutter contre cela et tirer meilleure partie de la richesse qu’apporte cette double-culture ? Comme le souligne un adage bien connu, « l’union fait la force ». Cela est donc une évidence que d’opérer un regroupement. En définissant les besoins et les difficultés de chacun et en regroupant les efforts lors d’actions communes, il est possible d’améliorer la situation de ce réseau de structures lusophones et d’ébaucher des solutions aux difficultés rencontrées.

En s’attachant à contacter les associations et structures d’enseignement les plus importantes ou actives (ou motivées !) dans la lusophonie et en les invitant à la Maison du Portugal, à la Cité internationale Universitaire de Paris, les EGL se sont articulés autour de trois thématiques : la promotion de la langue portugaise, l’implication citoyenne et la promotion culturelle via le tourisme et la mémoire.

Cette rencontre s’est conclue par la signature d’une Charte d’engagement, engageant les structures présentes à réaliser localement des actions nationales concrètes pour répondre aux objectifs. Cette Charte intègre les réflexions et suggestions portées lors des ateliers, pendant lesquels, de nombreuses personnes ont pu décrire leur réalité quotidienne.

La première rencontre des Etats Généraux, axée sur la promotion de la langue portugaise, partait du constat suivant : le portugais est la 6e langue la plus parlée dans le monde, mais son enseignement en France n’est pas assez développé. Il s’agissait donc de réfléchir à comment promouvoir son utilité et développer concrètement son apprentissage dans l’hexagone. L’intervention de représentants d’association et de professeurs a permis de confirmer le diagnostic : il n’y a pas assez de professeurs de portugais, les classes sont surchargées (Christine Rodrigues, Présidente du Centre portugais de formation culturelle à Le Raincy a même dû refuser des élèves cette année, pour la première fois depuis la création du Centre en 1972) mais, paradoxalement, il y a trop peu de postes proposés aux professeurs de portugais, de places aux concours d’enseignement ou même d’ouverture de postes. Les associations doivent faire face à d’importants problèmes pratiques : manque de soutien financier, de matériel pédagogique (notamment pour l’enseignement de la langue portugaise variante brésilienne, comme l’a souligné Raoni Vasconcelos, Président du Centre cuturel Alter’Brasilis à Paris) et de contenu multimédia, et des locaux qui font défaut. Certaines associations ont tendance à jouer un rôle de substitution à l’enseignement public, et doivent parfois abandonner des activités culturelles complémentaires pour faire face à la demande de cours de langue.

Qu’est-ce qui peut être fait concrètement  pour répondre à ces défaillances ? L’idée d’une campagne de promotion de la langue portugaise sur le territoire national et d’information afin d’ouvrir la langue, dans toutes ses variantes, à tous (parents, élèves, écoles, français comme étrangers, jeunes comme adultes, entreprises), a été évoquée par les intervenants. Elle aiderait à casser l’image d’une langue d’immigration pour imposer celle d’une langue internationale, comme l’a souligné Adelaide Cristóvão, Coordinatrice de l’enseignement du portugais à l’étranger. Mais aussi de mettre au point des moyens pour que le réseau intervienne dans les temps, de façon continue, afin de faire circuler l’information et de recevoir l’aide. Cela peut se faire en s’appuyant plus sur les élus et les mairies, ou en organisant des événements culturels sporadiques d’envergure.

Le deuxième atelier avait pour thème la citoyenneté, et la faiblesse historique du poids politique en France : on compte à peu près 500 000 Portugais en France, et parmi eux seulement 90 000 sont inscrits sur les listes électorales. De plus, le financement des réseaux et des activités associatives reste le plus faible parmi les immigrations d’origine européenne. Difficile, dans ces conditions, de défendre ses intérêts, ses opinions, ses projets, de connaître ses droits mais aussi de se sentir intégré à une communauté politique nationale. Heureusement, la citoyenneté ne peut être réduite au seul fait de voter. La citoyenneté, au sens large, c’est s’impliquer dans la cité. Ainsi, un très grand nombre d’actions peuvent être qualifiées de citoyennes, ce qui a été bien souligné par les intervenants de cet atelier, composé de représentants d’associations et d’élus, qui ont également exprimé l’urgente nécessité de se regrouper, d’informer et d’organiser une véritable représentation de la communauté au niveau politique. Cela peut être difficile lorsque des organes de représentation sont rares ou inexistants ou que des obstacles géographiques, physiques empêchent de s’investir plus. Alors, comment faciliter ce processus, améliorer les conditions d’accès au vote, à une expression citoyenne ? Que faire pour inciter la jeune génération, qui a tendance à se désintéresser de la politique, à s’investir plus ? D’abord, on peut expliquer aux sceptiques que faire valoir et exprimer sa citoyenneté est bien souvent quelque chose qu’ils font déjà en échangeant avec leur cercle proche, en faisant partie d’une association sportive ou culturelle, en aidant son voisin. Participer à la vie locale, dans son quartier, dans sa ville. Intégrer une association, une liste électorale, parler, informer, sont autant d’actes citoyens qui ont du sens et de vraies répercussions sur l’autre, sur le quotidien. Ensuite, on peut soutenir les initiatives de partenariats, d’accords, de jumelages, ou même de groupes d’amitiés.

Le dernier atelier de ces EGL portait sur la « promotion de la culture à travers l’importance du tourisme et de la mémoire ». Lors de ce débat, nous avons pu voir que la question de la promotion de la culture via la mémoire est peu exploitée. En effet, des personnes, comme les historiens, et des structures, telles que la Coordination des Collectivités Portugaises de France, attachent une grande importance à cette histoire de l’immigration portugaise en France, écrivant sur ce passé, recueillant des témoignages. Cependant, ce passé est souvent ressenti comme une gêne et les familles ne veulent pas témoigner. Or, comme l’a rappelé l’historien Victor Pereira, lorsque « quelqu’un décède, c’est une bibliothèque qui brûle ».  A cet effet, les intervenants ont insisté qu’il était essentiel de s’atteler à un véritable travail de recueillement de témoignages, de récits de vie de toutes ces femmes et ces hommes immigrés, dans le but de sortir des stéréotypes et s’ouvrir aux autres en faisant connaître les cultures lusophones. De plus, a également été évoqué le besoin de travailler ensemble hors des clivages politiques, en investissant plus amplement les structures des villes et l’aide des élus. Du côté du tourisme, outil indispensable pour partager la richesse de ces cultures lusophones lorsqu’il est mené de façon responsable et réfléchi, la promotion de la destination Portugal devient prioritaire. Déjà la 4e destination favorite des Français, avec 2 millions de touristes français par an, c’est un marché tremplin qui pousse, voir oblige, à instaurer des partenariats entre la France et les pays de langue portugaise, au-delà des jumelages, pour une plus grande synergie entre associations, enseignants, représentants politiques et entreprises et ainsi obtenir plus de soutiens publics. Le réseau lusophone regroupe un ensemble important de lusodescendants, de lusophones et lusophiles, de tout âge et présents dans de nombreux domaines d’activités, qui sont tous au quotidien des ambassadeurs de cette richesse culturelle.

Un aperçu des engagements pris par la Charte d’Engagement :

  1. Œuvrer en faveur des cultures lusophones et la défense de leurs intérêts. Il s’agit de renforcer le statut de la langue portugaise comme langue européenne, langue internationale et stratégique par la promotion et la facilitation de l’engagement des lusodescendants et la diffusion de leur richesse culturelle de façon cohérente.
    • Mener des actions de sensibilisation et d’information sur les questions de la langue portugaise, de la citoyenneté, de la promotion culturelle, notamment à travers le tourisme et la mémoire, avant de mettre en place, plus tard, des campagnes de solidarité.
    • Reconnaître les personnes et les organisations engagées dans la promotion de la double-culture, le développement de l’apprentissage de la langue portugaise, et le renforcement de l’investissement citoyen de la communauté lusodescendante de France par l’instauration d’une distinction ou d’un statut spécial honorifique à l’image des Agitateurs Lusophones.
    • Favoriser sur le long terme les soutiens publics aux initiatives visant la promotion de la langue portugaise et des cultures lusophones, ou se rapportant à la lusodescendance, ainsi qu’aux structures travaillant au jour le jour à cet égard par des moyens logistiques et financiers.
    • Faire pression sur le gouvernement français pour faciliter l’apprentissage du portugais et la représentativité de la communauté lusophone, pour pouvoir s’appuyer sur un certain nombre d’élus et lutter contre la fermeture des structures représentant les lusophones en France.
  2. Créer et entretenir activement le réseau lusodescendant, lusophone et lusophile de France.
    • Organiser la concertation entre les différents acteurs de la lusophonie et lusophilie en France et en dehors autour d’une notion : la synergie entre tous les acteurs.
    • Favoriser la tenue des EGL, lieu privilégié d’échange et de débats, avec des objectifs définis et des thèmes à reconsidérer à chaque nouvelle édition en fonction des problématiques suggérées par les membres du réseau.
    • Configurer un réseau lusodescendant, lusophone et lusophile de France afin de tisser et entretenir un réseau humain, associatif et organisationnel.
    • Encourager une reconnaissance des actions menées par le réseau et par les membres du réseau, le partage des connaissances et l’échange de bonnes pratiques.
    • Définir et conduire un ensemble de projets, actions, campagnes nationales, études communes aux membres du réseau, en s’appuyant sur les besoins et les attentes des participants exprimés.
    • Rendre possible la création ou le soutien de lieux et de supports permettant d’accueillir et d’informer le public sur les questions relatives à la langue portugaise, à la culture, à la citoyenneté, et penser à des ressources matérielles pour faciliter les pratiques électorales.

Synergie, union, sont sans doute les mots qui auront le plus marqué ce week-end de réflexion. Ce réseau solide et solidaire d’Agitateurs lusophones a démontré son désir de visibilité et de reconnaissance autour d’actions concrètes pour défendre la langue portugaise et les cultures lusophones. Cette signature a marqué le début d’une belle aventure qui a été fêtée quelques heures plus tard au Bataclan … 😉

Enfin, quelques mots pour remercier nos partenaires officiels la banque Caixa Geral de Depósitos et l’assureur Fidelidade, ainsi qu’aux entités ayant apporté leur soutien à l’événement : TAP Portugal,  Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France, Fondation Inatel, Maison du Portugal – Cité internationale universitaire de Paris, Câmara Municipal de Lisboa, Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, DGACCP, Instituto Português do Desporto e da Juventude, Instituto Camões IP, Turismo de Portugal, Secretaria de Estado para as Comunidades, Secretaria de Estado da Juventude e do Desporto, Secretaria de Estado para a Cidadania e a Igualdade, Secretaria de Estado do Turismo, Super Bock, Pedras, RTP Internacional, Radio Alfa et Radio Renascença. Un grand merci également aux Grands Observateurs Permanents, aux Grands Observateurs, aux Grands Témoins et à l’ensemble des participants, ainsi qu’aux incroyables bénévoles. Ces premiers EGL n’auraient pas été possible sans vous !

Estados Gerais da Lusodescendência 2017

Os primeiros Estados Gerais da Lusodescendência :
A criação de uma rede nacional !

Para comerorar os seus 25 anos de empenho na promoção da língua portuguesa e das culturas losófonas, a Cap Magellan ofereceu um final de semana de reflexão com os Primeiros Estados da Lusodescendência que se concluiu com o concerto do grupo Resistência no Bataclan.

Nos dias 28 e 29 de janeiro de 2017, a Cap Magellan organizou os primeiros Estados Gerais da Lusodescendência (EGL), em torno desse conceito divulgado e dinamizado pela associação há 25 anos. Este termo aplica-se aos descendentes dos emigrantes portugueses no mundo. Em França, esta comunidade lusodescendente presente a todos os níveis da sociedade francesa, expressa claramente o seu desejo de visibilidade e de reconhecimento, nomeadamente através de uma maior representatividade cidadã e de uma promoção elevada da sua dupla cultura. Mas para isso, quais seriam os temas do seu compromisso ? Onde se encontram as suas redes ?

Continuar a leitura...

A ideia dos EGL nasceu de uma constatação : pessoas com as mesmas origens, a mesma cultura, a mesma língua e a mesma história, estão espalhadas por diferentes terras e regiões de adopção. Eles representam uma força incrível, que não é suficientemente aproveitada devido a esse afastamento geográfico ou devido a uma simples falta de organização. As capacidades dessa comunidade dpor vezes ativas nas associações ou nos estabelecimentos de ensino, não são usadas nas suas justas medidas, provocando um desperdício de energia e uma falta de representação. Como lutar contra esse desperdício e aproveitar a riqueza dessa dupla cultura ? Segundo um ditado famoso « a união faz a força ». Agrupar-se é portanto uma evidência. Definindo as necessidades e as dificuldades de cada um e juntando os esforços em ações comuns, é possível melhorar a situação desta rede de estruturas lusófonas e encontrar soluções para as dificuldades encontradas.

Contactando as associações e as estruturas de ensino mais importantes ou ativas (ou motivadas !) na promoção da lusofonia e convidando-as a virem à Maison du Portugal na Cité internationale Universitaire de Paris, os EGL articularam-se em torno de três temáticas : a promoção da língua portuguesa, a implicação cidadã e a promoção cultural através do turismo e da memória.

Este encontro concluiu-se com a assinatura de uma Carta de compromisso, empenhando as estruturas presentes a realizar localmente ações nacionais concretas para responder aos objetivos. Esta carta integra as reflexões e sugestões levadas a cabo durante os debates, nos quais, numerosas pessoas puderam descrever a sua realidade quotidiana.

O primeiro encontro dos Estados Gerais, concentrado na promoção da língua portuguesa, tinha por base a constatação seguinte : o português é a 6ª língua mais falada no mundo, contudo o seu ensino em França não está suficientemente desenvolvido. Tratava-se Portanto de refletir como promover a sua utilidade e desenvolver de maneira concreta a sua aprendizagem em França. A intervenção de representantes de associações e professores permitiu confirmar o diagnóstico : não há professores de português suficientes, as turmas estão supercarregadas (Christine Rodrigues, Presidente do Centro português de fromação cultural em Le Raincy até recusou, em 2017, alunos pela primeira vez desde a fundação do Centro em 1972), mas paradoxalmente existem poucos cargos propostos aos professores de português, poucas vagas nos concursos de ensino ou abertura de cargos. As associações devem enfrentar importantes problemas práticos : falta de apoio financeiro, de material educacional (nomeadamente para o ensino do português do Brasil, como destacou Raoni Vasconcelos, Presidente do centro cultural Alter’ Brasilis em Paris) e de conteúdo multimédia, e falta de locais. Certas associações têm tendência a representar um papel de substituição do ensino público, e devem por vezes abandonar atividades culturais complementares para enfrentar a procura de aula de línguas.

O que pode ser feito para responder a essas falhas ? A ideia de uma campanha de promoção da língua portuguesa no território nacional e de informação para abrir a língua, nas todas suas variantes, a todos (parentes, alunos, escolas, franceses como estrangeiro, jovens e adultos, empresas) foi evocada pelos palestrantes. Ajudaria quebrar a imagem de uma língua de imigração para impôr uma imagem de uma língua internacional, destacou Adelaide Cristóvão, coordenadora do português no exterior. Mas também elaborar meios para que a rede interveia nos tempos, de maneira contínua, no propósito de divulgar a informação e receber a ajuda. Isso pode ser feito apoiando-se mais nos representantes eleitos e presidentes de câmara, ou organizando eventos culturais de envergadura.

O segundo atelier teve o tema da cidadania e a fraqueza histórica do peso político em França : conta-se cerca de 500 000 Portugueses em França nos quais 90 000 são inscritos nas listas eleitorais. Além disso, o financiamento das redes das atividades associativas fica o menor entre as imigrações de origem europeia. Nestas condições, fica difícil defender o seus interesses, os seus opiniões, os seus projetos, de conhecer os seus direitos mas também de sentir-se integrado numa comunidade política nacional. Felizmente, a cidadania não pode ser reduzida ao único fato de votar. No sentido amplo, a cidadania é implicar-se na cidade. Desta forma, um grande número de ações podem ser qualificadas de cidadãs, o que foi bem destacado pelos palestrantes deste atelier, composto de representantes eleitos e de associações, que exprimiram a necessidade urgente de juntar-se, infromar e organizar uma verdadeira representação da comunidade ao nível político . Isto pode ser difícil quando orgãos de representação são raros ou inexistentes, ou que obstáculos geográficos, físicos impedem envolver-se mais. Então como facilitar esta processo, melhorar as condições de acesso ao voto, a uma expressão cidadã ? O que fazer para incentivar a nova geração, que têm a tendência a desinteressar-se da política, a investir mais ? Pode-se explicar primeiramente aos céticos que fazer valer e expressar a sua cidadania é mais vezes alguma coisa que já fazem trocando com os seus familiares, pertencer a uma associação desportiva ou cultural, ajudando o seu vizinho. Participando na vida local, nos seu bairro, na sua cidade. Integrando uma associaçaõ, uma lista eleitoral, falar, informar, são atos cidadãos que têm sentidos e verdadeiras repercussões no outro ao cotidiano. Em seguida, é possível apoiar iniciativas de parcerias, de acordos, geminações, e mesmo grupos de amizades.

O último debate dos EGL centrava-se na « promoção da cultura através da importância do turismo e da memória ». Durante esse debate, vimos que a questão da promoção da cultura através da memória é pouca explorada. De facto, as pessoas assim como os historiadores e estruturas como a Coordinação das Coletividades Portuguesas em França, dão uma grande importância à história da imigração portuguesa em França, escrevendo o que aconteceu, recolhendo testemunhos. No entanto, esse passado é por vezes constrangedor e as famílias preferem não testemunhar. Contudo, o historiador Victor Pereira se lembra que quando « uma pessoa falece, é uma biblioteca que queima ». Com isto, os oradores insistiram que era essencial continuar um verdadeiro trabalho de recolhimento de testemunhos, de histórias de vida de todas essas mulheres e homens imigrantes, no âmbito de quebrar os esterótipos e abrir-se aos outros tornando as culturas lusófonas conhecidas. Para isso, a necessidade de trabalharmos junto foi evocada fora das divergências políticas, investindo mais amplamente as estuturas das cidades e a ajuda dos eleitos. Na área do turismo, a ferramenta essencial para divulgar a riqueza destas culturas lusófonas quando esta é dirigida de forma responsável e refletida, a promoção do destino turrístico torna-se prioritária. É já o quarto destino preferido dos franceses com 5 milhões de turistas anualmente. É um mercado catalisador que dirige, ou até mesmo obriga a implementar parcerias entre França e os países de língua portuguesa, para além das geminações, para uma maior sinergia entre associações, professores, representantes políticos e empresas de modo a obter mais finançamentos públicos. A rede lusófona armazena um grupo importante de lusodescendentes, lusófonos e lusófilos, de todas as idades e presentes em diversas áreas de atividades, que são todos ao quotidiano ambaixadores desta riqueza cultural.

Um resumo dos compromissos assumidos pela Carta de Compromisso :

  1. Trabalhar em prol das culturas lusófonas e da defesa dos seus interesses. Trata-se de reforçar o estatuto da língua portuguesa como língua europeia, língua internacional e estratégica pela promoção e a facilitação do compromisso do lusodescendentes e da divulgação das suas riquezas culturais de maneira coerente.
    • Realizar ações de sensibilização e de informação nas questões da língua portuguesa, da cidadania, da promoção cultural, nomeadame nte através do turismo e da memória, antes de realizações de campanhas de solidariedade.
    • Reconhecimento das pessoas e das organizações empenhadas na promoção da dupla cultura, no desenvolvimento da aprendizagem da língua portuguesa, e no resforço do investimento cidadão da comunidade lusodescendente de França pela instauração de uma distinção ou de um estatuto especial honorífico à imagem dos Agidadores Lusófonos.
    • Favorecer a longo termo os apoios públicos às iniciativas de promoção da língua portuguesa e das culturas lusófonas, ou relacionado com a lusodescendência assim como as estruturas que trabalham diariamente neste respeito por meios logísticos e financeiros.
    • Exercer pressão sobre o governo francês para facilitar a aprendizagem do português e da representatividade da comunidade lusófona, para poder apoiar-se num certo números de eleitos e lutar contra o encerramento das estuturas que representam os lusófonos em França.
  2. Criar e manter ativamente a rede lusodescendente, lusófona e lusófila de França.
    • Organizar a concertação entre os diferentes atores da lusofonia e a lusofilia em França e no exterior em torno de uma noção : a sinergia entre todos os atores.
    • Favorecer a realização dos EGL, local privilegiado de intercâmbio e de discusão, com objetivos definidos e temas a reconsiderar para cada nova edição conforme às problemáticas sugeridas pelos membros da rede.
    • Configurar uma rede lusodescendente, lusófona e lusófila de França de modo a establecer e manter uma rede humana, associativa e organizacional.
    • Incentivar um reconhecimento das ações levadas a cabo pela rede e pelos membros da rede, a partilha dos conhecimentos e a troca das boas práticas.
    • Definir e dirigir um conjunto de projetos, ações, campanhas nacionais, estudos comuns aos membros da rede, apoiando-se nas necessidades e nas expectativas dos participantes.
    • Permitir a criação ou o apoio de locais e de suportes permitindo acolher e informar o público sobre as questões relacionadas com a língua protuguesa, a cultura, a cidadania, e refletir nos recursos materiais de modo a facilitar as práticas eleitorais.

Sinergia e unão são sem dúvida as palavras que marcaram esse fim de semana de reflexão. Essa rede sólida e solidária de Agidadores Lusósfonos demonstrou o seu desejo de visibilidade e de reconhecimento em torno de ações concretas para defender a língua portuguesa e as culturas lusófonas. Esta assinatura simbolizou o início de uma bela aventura que se festejou umas horas mais tarde no Bataclan…;)

Finalmente, algumas palavras para agradecer os nossos parceiros oficiais, o banco Caixa Geral de Depósitos e a seguradora Fidelidade, assim como as entidades que apoiaram o evento : TAP Portugal, Fundação Calouste Gulbenkian – Delegação em França, Fundação Inatel, Casa de Portugal – Cité internationale universitaire de Paris, Câmara Municipal de Lisboa, Ministério da cidade da juventude e do desporto, DGACCP, Instituto Português do Desporto e da Juventude, Instituto Camões IP, Turismo de Portugal, Secretaria de Estado para as Comunidades, Secretaria de Estado da Juventude e do Desporto, Secretaria de Estado para a Cidadania e a Igualdade, Secretaria de Estado do Turismo, Super Bock, Pedras, RTP Internacional, Radio Alfa et Radio Renascença. Um grande obrigado aos Grandes Observadores Permanentes, aos Grandes Observadores, aos Grandes Testemunhos e a todos os participantes, assim como os incríveis voluntários. Estes primeiros EGL não teriam sido possíveis sem a vossa participação.

EGL 2017

Galerie / A Galeria

EGL 2019

Photos : Etats Généraux de la Lusodescendance

©LurdesAbreu

Vidéos : Etats Généraux de la Lusodescendance

©LurdesAbreu

EGL 2017

Photos : Etats Généraux de la Lusodescendance

couv egl

Videos : Je participe! / Eu participo nos EGL!

161221_JeParticipe

Photos : Concert Resistência au Bataclan

galerie 25 ans - 2006 aujourd'hui

Vidéos : Concert Resistência au Bataclan

galerie 25 ans - 2006 aujourd'hui

Communiqués de presse / Os Comunicados de Imprensa

EGL 2019

07/02/2019 - Les Seconds EGL : rencontre nationale d’un réseau couronnée de succès

egl19 190128-EGL-post-FR

07/02/2019 - Os Segundos EGL : encontro nacional de uma rede realizado com sucesso

egl19 190128-EGL-post-FR

19/01/2019 - 2e édition des Etats Géneraux de la Lusodescendance : présentation du programme

190119 egl 2019 communiqué de presse

19/01/2019 - 2ª edição dos Estados Gerais da Lusodescendência: apresentação do programa

190119 egl 2019 communiqué de presse

EGL 2017

10/02/2017 - EGL : un réseau national est né !

170210_EGL Revue de Presse_Page_1

02/02/2017 - Cantou-se a liberdade com a Resistência no Bataclan!

170202_Concerto-Resistencia-no-Bataclan

06/01/2017 - Cap Magellan présente Resistência au Bataclan !

170106_Concert Resistencia au Bataclan

Les Visuels et les documents produits / Os Cartazes e os documentos produzidos

EGL 2019

Réseau des EGL

EGL19-Poster associatif-CAPMAG-FINAL-partenaires

EGL 2017

Affiche du concert de Resistência au Bataclan

170110-A3-EGLCONCERT-TOUS LOGOS

Ils ont participé aux EGL 2017 !

CAPMag-263-remerciements EGL

La Charte d'engagement

170404-CHARTE D’ENGAGEMENT DES PREMIERS ÉTATS GENERAUX DE LA LUSODESCENDANCE

Partenaires / Os Parceiros

EGL 2019

EGL 2017

Ils en ont parlé !

Ce que dit la presse des EGL
O que a imprensa disse sobre os EGL

Vues : 94

risus. ipsum leo. tempus justo ut libero. neque. dictum